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1902 : Saint-Pierre, ville la plus peuplée de la Martinique, est totalement détruite en quelques minutes par une violente éruption du volcan
voisin, la montagne Pelée. Le nombre des victimes se situe entre 30.000 et 40.000.
8 mai
1945
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Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe
Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'Etats et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des
hostilités en Europe. Mais, la fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon après les explosions atomiques de
Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.
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La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition
de l'Allemagne nazie.
Défaite totale de l'Allemagne nazie
A partir de la bataille d'El-Alamein (23 octobre 1942), les armées allemandes subissent défaite sur défaite et reculent
sur tous les fronts. Le 25 avril 1945, les troupes soviétiques et anglo-américaines font leur jonction au milieu de l'Allemagne, sur l'Elbe, à Torgau.
Hitler, terré dans son bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril. Il revient à son successeur, l'amiral Dönitz (ou Doenitz), de demander la
cessation des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.
Karl Dönitz envoie le général Alfred
Jodl, chef d'état-major de la Wehrmacht, à Reims (France), au quartier général des forces alliées du général Dwight Eisenhower. Celui-ci est installé dans le grand bâtiment de
briques rouges de l'École professionnelle de Reims (c'est aujourd'hui un collège qui porte le nom de lycée Roosevelt).
Signature de la capitulation à Reims (7 mai)
Le général Alfred Jodl (55 ans) signe dans la nuit du 7 au 8 mai, à 2h 41, la capitulation sans condition de l'Allemagne
(*)... Quelques mois plus tard, il sera
déféré au Tribunal de Nuremberg et condamné à mort pour avoir contresigné des ordres contraires au droit international (exécution d'otages ou de prisonniers). Il sera pendu le 16
octobre 1946.
Côté vainqueurs, l'acte de capitulation est signé par le général Walter Bodell-Smith, chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique
Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.
La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01 (mais certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de
Saint-Nazaire).
Ratification de la capitulation à Berlin (8
mai)
Pour Staline, l'allié soviétique, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par
les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique. Cette formalité est accomplie le
lendemain 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov, dans le quartier de Karlshorst.
Après cela, les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux
États-Unis, l'annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d'épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril
1945.
La capitulation n'est pas la paix
Après la capitulation de l'Allemagne nazie, les hostilités se poursuivent avec acharnement dans l'océan Pacifique contre le Japon de l'empereur
Showa.
La fin véritable de la seconde guerre mondiale n'a lieu que le 2 septembre 1945, près de quatre mois plus tard, avec la capitulation du Japon suite aux deux explosions atomiques
de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945.
Les Américains distinguent ainsi le V-E (Victory-Europe) Day, jour de la victoire en Europe et le V-J (Victory-Japan) Day, jour de la victoire sur le
Japon.
Commentaire : la France et la capitulation
La France, bien qu'officiellement retirée de la guerre depuis
l'armistice (*) de 1940, a été présente lors de la signature de l'acte de capitulation, aux côtés de l'Angleterre, des États-Unis et de l'URSS.
Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder ce privilège à son pays. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s'achevait avait commencé non pas en 1939 mais en
1914. Au terme de cette guerre de trente ans, il estimait que son pays avait bien mérité de la Victoire.
Le gouvernement du général de Gaulle est donc représenté à Berlin par le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny. Lorsque celui-ci exige qu'un drapeau
français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de capitulation, il s'attire cette réflexion d'un officier britannique : «Et pourquoi pas le
drapeau chinois ?»
Le maréchal Keitel, commandant en chef de l'armée allemande, s'exclame pour sa part en voyant le drapeau français : «Ah, il y a aussi des Français ! Il ne manquait plus
que cela !»
Négligeant de commémorer la capitulation du 7 mai, à Reims, à laquelle ils n'ont eu aucune part, les Français ont choisi par la suite de commémorer exclusivement le 8 mai 1945. En 1975,
le président Giscard d'Estaing a prétendu mettre un terme à cette commémoration par souci de réconciliation avec les Allemands... mais au grand scandale des associations d'anciens
combattants.
En 1981, le 8 mai est redevenu férié... et chômé qui plus est. L'attention portée à cette célébration paraît d'autant plus incongrue que le 8 mai 1945 est aussi marqué par la répression
sanglante de Sétif.
A noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment le 8 mai quoi qu'ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, c'est le 9 mai
qu'ils célèbrent la capitulation de l'Allemagne nazie !
André Larané
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