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Aujourd'hui 13ème anniverssaire du décès de mon épouse Nicole le 9 mars 1995
AU BUCHER DE TON AMOUR
Mon amour il ne reste plus
Que les mots notre rouge à lèvres
Que les mots gelés où s’englue
Le jour qui sans espoir se lève…
Louis Aragon (Les Amants séparés)
Ces mots deviendront notre unique trésor
Qui ceindront notre mémoire de lumière et d’or
Et d’un même cri, d’un même élan, d’un même cœur
Je t’en confectionnerai ce bouquet de fleurs.
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Loin d’être tombée dans les ténèbres de l’oubli
Mon Amour pour toi se raffermit, se rétablit
Et tu reste si fidèle en mon cœur, si présente
Que je te dédie ma vie et tout ce qu’elle représente.
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La seule femme tu es et resteras dans ma vie
Et sans toi, si peu de choses me font envie
Sinon l’irrésistible besoin de fondre en larmes
Puisque ton absence me laisse sans armes.
II
Au désert de ton absence je frissonne,
Dans ma tête les idées jaillissent et foisonnent.
Il ne m’est plus aucun plaisir qui ait un sens
Et mon âme est meurtrie de ton absence…
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Souvent la nuit je me prends à parler aux étoiles
Scintillantes comme des diamants jetés sur une toile
Quel autre malheur sur moi que je ne puis partager
Dans une vie que le destin est parvenu à endommager ?
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Dans le ciel diamanté je rêve encor de t’apercevoir,
Que ne donnerai-je de ce que je possède pour t’y entrevoir ?
Pour te dire combien je t’aime et de nouveau te caresser ?
Que ne donnerai-je pour pouvoir encor t’embrasser ?
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Que ne donnerai-je pour pouvoir à nouveau t’étreindre
Bien après que je n’ai vu ta flamme s’éteindre ?
Pour revoir encor et toujours ton si beau sourire
Sans que rien ne puisse plus jamais le tarir…
III
J’aurais voulu que bien
d’autres de mes lendemains
Restent encor et toujours entre tes deux mains...
J’aurais voulu que nos nuits restent enlacées
Sous l’empire d’un bonheur que rien ne puisse lasser...
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J’aurais voulu subir encor
l’emprise de ton regard
Au lieu de rester si seul, si triste et si hagard.
J’aurais encor voulu te regarder dans les yeux
Sans pouvoir dire qui de nous était le plus heureux...
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J’aurais voulu être encor et à jamais ton ombre
Pour te suivre partout jusque dans la pénombre...
Au bûcher de ton Amour j’aurais voulu me consumer
Pour cette passion que je ne pouvais cesser d’assumer..
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J’aurais voulu te faire connaître enfin le bonheur,
Entrevoir la sérénité sur ton visage à toute heure,
Te couvrir de multiples baisers que rien ne dénombre,
Te faire oublier à jamais nos jours les plus sombres...
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L’espoir d’une embellie pour nous était ma seule quête
Tu étais de loin ma plus noble et belle conquête;
J’en suis maintenant à te chercher partout, esseulé
Et dans ma mémoire s’édifie pour l’éternité… ton Mausolée.
IV
Comme je voudrais encor pouvoir te toucher
Et chacune de nos nuits à tes côtés me coucher...
Comme je voudrais encor pouvoir te sentir
Près de moi et que tu ne puisses jamais repartir…
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Comme je voudrais de nouveau surveiller ton sommeil
Te voir au-delà de mes rêves pour que m’émerveille
La vision éternelle et bienfaisante de ton serein visage
Que le temps ne puisse ternir ni éroder de ses outrages…
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Comme je voudrais encor assister à tes réveils
Plein d’Amour pour toi, mes sens en éveil,
Aux premières lueurs du matin embrumées de rosée
Dans une nature, par la pluie, fraîchement arrosée...
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Et voir ensemble se lever, sublime, le soleil
A l’horizon de tes yeux d’ambre et de vermeil
Voir encor sur tes lèvres ton si radieux sourire
Pour m’en délecter à satiété et m’en nourrir…
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Je voudrais encore, de tes douces lèvres, m’abreuver,
A ton regard me piquer, me soumettre et m’aveugler,
Pouvoir encor te prendre, saisir ta délicate main
Pour te guider hors des ornières du chemin…
V
Pouvoir encor cultiver ensemble cet espoir salvateur
D’atteindre enfin l’embellie des jours meilleurs;
Naviguer tous deux sur les flots bleus de la vie,
Loin des remous, des tracasseries et de l’ennui...
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Je voudrais encor sentir en toi
ce cœur qui palpite
Quand à mon retour, vers moi tu te précipites;
Ressentir en ta présence une incomparable volupté,
Délice de la vie à deux, de notre complicité...
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Je ressens ton absence avec une si cruelle acuité
Qu’il m’est encor difficile de l’admettre, de l’accepter,
Qu’il en reste dans mon cœur un vide si profond
Ton image se pérennise en ma conscience et ses tréfonds...
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Qui à osé dire que la vie est un long fleuve tranquille ?
N’est-ce pas là une remarque quelque peu inhabile ?
Quand la notre fut un torrent si vif, si impétueux
Remplie d’écueils et de tourbillons tumultueux !...
VI
Comme je voudrais oublier toute cette tristesse
Qui me paralyse et m’englue dans la paresse…
Comme je voudrais ôter de mon cœur cette mélancolie
Et cueillir pour te les offrir toutes les plus belles encolies...
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Comme je voudrais encore, ma chère compagne
Parcourir avec toi tous les sentiers de la campagne;
Te faire de si merveilleux bouquets de ces marguerites
Pour entretenir ton sourire et tout ce qu’il me suscite…
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Comme je voudrais encor voir la douce brise jouer
Dans ta chevelure défaite, libre, et enjouée
Y discerner encor ces reflets du soleil qui l’irise
Dans ces instants si rares que ma mémoire sublimise...
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Instants Sublimes, si fragiles et si rares à thésauriser
Que l’absolu destin ne veux de nouveau m’autoriser,
Que j’aurais voulu à jamais garder, immortaliser,
Idéalisés dans ma conscience désormais paralysée...
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Pour toi Nicole, j’élève mon Amour au rang de religion! ...
Femmes exceptionnelles, comme toi, ne sont pas légions !...
A mes lèvres enfiévrées tu fut le miel et l’absinthe...
Pour l’éternité, dans mon cœur, je t’élève au rang de sainte ! ...
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René P. ( poete21 )
Semur en Auxois, 8 août 1998
Pour le 29ème anniversaire de notre mariage, le 9 août 1998, jour de la st
Amour
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Vos sentiments