CAPITALE DE LA DOULEUR
La capitale de la douleur
Siège désormais dans mon cœur
Et mon esprit subtil et sagace,
De ton absence, toujours s’agace
Nous ne pourrons plus rien nous offrir,
Plus un regard, pas même un sourire,
Il ne me reste plus qu’a en souffrir
Jusqu’au moment de te rejoindre, mourir...
Je suis maintenant à la dérive,
Sur le fleuve de la vie, loin des rives
J’aurais tant désiré que tu restes en vie,
Combler tes désirs, tes moindres envies
Pour chaque jour, sans cesse te déifier,
Avec toi, le temps et le destin, défier.
Dormir toutes nos nuits ensemble
Et faire ce que bon nous semble ;
T’écrire chaque jour des poèmes
Mais est-ce si peu dire que je t’aime ? ...
Oui je connais maintenant ce malheur d’aimer,
Mais qui donc oserait m’en blâmer ?
Aimer jusqu’à en perdre la raison,
Aimer jusqu’au jour de l’oraison...
Oui je connais aussi une grande tristesse,
Est-ce pour moi une immense faiblesse ?
D’avoir des sentiments qui paraissent surannés
Pour un bouquet de belles roses fanées...
La blessure est encore bien trop fraîche,
Et la vie n’en est que plus amère, plus rêche
Il ne me vient nulle envie de joie ou de rire,
Si ce n’est tout juste que de te l’écrire...
Il y a tant de choses et d’événements de la vie
Qui nous usent, nous broient, nous laminent
Qui nous ôtent à jamais toutes joies, toutes envies
Qui nous blessent dans notre chair et nous minent ?
Toutes ces choses qui sans cesse nous écrasent,
Dont il faudrait d’urgence faire table rase...
Mais qu’est-il donc advenu de tous nos rêves,
Pour lesquels nous vivions et nous battions sans trêve ? ...
Je ne suis plus qu’un homme bien seul,
Que la morne vie fini de recouvrir de son linceul,
Sur une terre peuplée de vils et veuls rapaces
Sur cette Terre, poussière dans l’infini de l’espace...
©René P. ( p0ete21@tiscali.fr ) Semur en Auxois, le 23 juillet 1996
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Vos sentiments