Avide d’élucider les pourquoi et les mystères du monde et de l’existence , mon esprit commence à flotter et à divaguer dès que je commence à écrire, que je donne vie à la versification sur une feuille immaculée . Un seul regret pourtant, je n’aurai jamais le temps de tout lire, le temps de tout écrire, jamais celui d’avoir le fin mot...Seul la foi sauve, foi dans le verbe et la dialectique, foi dans la rhétorique, Foi dans le jeu des mots , de la métaphore et de la parabole, foi dans la vie!...
Avec la Poésie, être n’est pas un cauchemar et le jeu d’exister vaut presque toujours la chandelle que je rallume chaque matin pour dissiper une vague sensation d’absurdité et reprendre espoir en la vie . L’écrire reste à mes yeux, à ma conscience le plus beau des gestes, pour la vertu réparatrice des mots, parce qu’elle est mon dernier rempart, ma dernière arme, mon dernier refuge contre les maux de la vie , parce qu’elle reflète l’essentiel de mes préoccupations, de mes inquiétudes , de mes fantasmes ainsi que ma soif inextinguible d’émerveillement, mon besoin de me reformuler et à me remettre sans cesse en question sous son unique emprise et aussi , surtout parce-qu’elle est appelée à me "Survivre" !...
Pour moi, la Poésie n’est pas tout à fait innocente, elle n’est pas un jeu non plus; Elle procède à cette recherche du Bonheur qui puise dans la découverte de soi-même , la curiosité, l’imaginaire, la rencontre de l’autre, le partage des idées ; Les chemins qui s’y offrent sont multiples, sans exclusive . En Poésie tout est aux âmes et aux esprits, seul importe le plaisir que l’on prends à l’écrire, à la lire et à la faire partager.
René Poète Semur en Auxois 20
janvier
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