Préambule

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 Je voudrais dédier ma poésie à Monsieur Vaysse, mon professeur de français à l'école Jean Jaurès de Charenton le Pont  en 1959 (5ème technique). Il fut mon  véritable initiateur à la poésie Sans qui, je n'aurais peut-être jamais rien écris...

 

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LES POETES

Vendredi 18 août 2006
FEDERICO GARCIA LORCA
Chante, rossignol, chante !

Andalousie, passion, sang, flamenco et poésie. 70 ans que le rossignol à la plume d'or n'est plus sur sa branche et pourtant il chante et nous enchante encore de ses vers envoûtants.

Né un jour de juin 1898 à Fuente Vaqueros, le "rossignol andalou" a passé son enfance dans la province de Grenade. Poète, dramaturge, musicien et peintre, Federico Garcia Lorca a transcendé les genres pour explorer les tréfonds de son âme et de sa sensibilité andalouses. Menant son combat en faveur des plus démunis, il a puisé sa force dans sa connaissance du peuple et de sa culture. Portant très haut la bannière de l'art populaire, les yeux émerveillés, l'esprit ouvert, le coeur généreux, Lorca fait figure d'avant-gardiste, sorte de romantique décadent.


Au commencement fut la musique

La poésie de Lorca est un torrent. La musique en est son lit. Celle-là s'évertuant à porter gracieusement celle-ci. "Avec les mots, on dit des choses humaines ; avec la musique, on exprime ce que personne ne connaît ni ne peut définir mais qui existe plus ou moins fortement en chacun de nous. La musique est l'art par nature", avoue Lorca. Les murs de sa maison en sont imprégnés. Sans cesse y tourne le gramophone familial. Bercé aux sons des douces chansons inspirées de la vie rurale, Lorca éprouve très tôt sa sensibilité d'artiste. "Mon enfance a consisté à apprendre les lettres et les chansons avec ma mère, à être un enfant savant dans le village, un "autoritaire"". Bien plus tard, c'est sa rencontre et son amitié avec le guitariste Manuel de Falla qui orientera définitivement son chant vers le folklore musical de sa terre natale.


Lorca, libérateur de l'âme andalouse

Aux côtés du musicien, Lorca s'imprègne sans retenue des chansons ancestrales de son pays. Plus fort encore, de cette amitié naît l'engagement de toute sa vie : oeuvrer à la renaissance de l'expression la plus pure de l'émotion espagnole et andalouse, le flamenco. Lorca s'évertuera en permanence d'en nourrir l'ensemble de ses réalisations artistiques et de développer une nouvelle considération morale pour cette musique qu'il perçoit comme la quintessence de l'expression populaire.

Parmi les chants flamenco, il en est un plus intime, plus intérieur que les autres. Le cante jondo ou "chant profond". Lorca en parle mieux que personne : "Il s'agit d'un chant purement andalou (…). C'est profond, véritablement profond, plus encore que tous les puits et toutes les mers qui entourent le monde, beaucoup plus profond que le coeur actuel qui le crée et que la voix qui le chante, parce qu'il est presque infini. (…). Il n'y a rien, absolument rien de comparable en Espagne, que ce soit au niveau du style, de l'atmosphère ou de la justesse de l'émotion (…)." (1)

C'est avec un ravissement non dissimulé que Lorca se laisse enivrer par son élégance authentique. Il est notamment à l'origine du premier concours de cante jondo organisé à Grenade en 1922. Il y obtient la reconnaissance des intellectuels pour ce chant jusqu'ici proscrit aux marges des langages artistiques espagnols.


Vers un art "primitif andalou"

Lorca apparaît dès lors comme l'organe vital d'une démarche artistique moderne et progressiste, consistant à (sup)porter cette expression séculaire pour en dégager les fondements d'un art "primitif andalou". Expression la plus archaïque de l'identité andalouse, le poète veut sortir le cante jondo de la marginalité et du discrédit dans lesquels il croupit depuis trop longtemps. Un retour à ses origines lui permet de justifier la gratitude légitime qu'il mérite. "Nous devons [aux tribus gitanes] la création de ces chants, âme de notre âme ; nous leur devons les gestes rituels de la race, la construction de ces chemins lyriques par lesquels s'envolent tous les maux."

Avec Federico Garcia Lorca, le flamenco acquiert une force universelle et libératrice. Son recueil 'Romancero gitan' en est l'illustration la plus accomplie. Avec ce morceau de poésie musicale, la culture populaire la plus ancestrale prend ses lettres de noblesse. Le génial rossignol transcende le flamenco en tant que musique populaire anecdotique pour en extraire un nouvel élan créateur.


Vers un nouvel état émotionnel de l'esprit créateur

Faire fi de la forme et du style au profit d'une expression artistique plus instinctive, immédiate, afin de révéler nos émotions les plus pures. Lorca s'engage alors totalement sur la voix ouverte par l'impressionnisme, prolongée par l'expressionnisme et parachevée par le surréalisme, dont il se fait un illustre représentant. Dans l'art, on ressent souvent les choses sans pour autant pouvoir les expliquer. Dans le flamenco, cette magie est le duende, sorte d'esprit follet s'invitant aux rassemblements andalous autour de la danse et des chants flamenco. Lorca met en place toute une étude à ce sujet (2). Garcia Lorca déclare le rencontrer "endormi dans les ultimes chambres du sang", là où l'émotion est à son comble et où repose l'essence pure de l'homme andalou.

Habité de ce charme mystérieux et indicible, le cante jondo est un art libre qui vit et évolue au-delà même de l'artiste. Le "cantaor" emprunte et interprète, à l'écoute de ses sensations. Mais au final, "les poèmes du cante jondo ne sont de personne." Dans ce nouvel écrin, entre conscience et subconscience, le chant primitif andalou revit et prend place au panthéon des plus grandes expressions artistiques.


Des livres et du théâtre

Cette obstination acharnée de Lorca à revaloriser la culture populaire procède d'un autre combat, plus vaste encore. Dans la république espagnole balbutiante, le grand poète de la nation défend vigoureusement le droit de chacun à accéder au savoir. En 1932, Lorca le dramaturge monte son projet de 'La Barraca', une troupe de théâtre itinérante et gratuite. De village en village, elle présente à un public populaire, le plus souvent illettré, les grandes oeuvres du répertoire espagnol. Un triomphe !

Avant d'être économiques, pense-t-il, les revendications doivent être culturelles. Du pain pour vivre, mais pas "en esclaves d'une terrible organisation de la société." Dans sa pièce de théâtre 'La Maison de Bernarda Alba', Garcia Lorca nous emmène au coeur d'un foyer andalou composé exclusivement de femmes et subissant l'autorité tyrannique de leur mère. Les quatre murs de la maison se dressent alors de toute leur hauteur, symbole de l'enfermement dont souffre la société espagnole.

Lorca veut un peuple fier de sa terre, conscient de son existence et de sa culture. Avant de prier pour qu'une pluie divine vienne arroser ses semis ou pour qu'un soleil dore généreusement ses champs de vignes, un homme doit avant tout pouvoir se délecter de tous les fruits de l'esprit humain, à la lumière de la connaissance. Ainsi seulement pourra-t-il résoudre les problèmes auxquels il est confronté.


Lorca, symbole de l'intelligence persécutée

La peine, la douleur, la passion et le suicide hantent ses écrits. Des histoires d'amours contrariées ou incomprises dans 'La Savetière prodigieuse' ou 'Yerma'. Des hommes à la jalousie violente dans 'Noces de sang'. L'angoisse du temps qui passe dans 'Lorsque cinq ans seront passés'. Lorca se penche sur cette recherche existentielle du sens à donner à la vie. A travers ce travail introspectif, l'artiste chasse ses propres déchirements. Il y dissimule ses doutes et ses désirs. Notamment, comment assumer son homosexualité dans un pays où le sentiment amoureux ne peut être considéré qu'à travers le prisme d'un catholicisme acéré ? Ecoeuré, l'artiste partira d'ailleurs aérer son esprit aux Etats-Unis et à Cuba. De retour, Lorca publiera le recueil 'Poète à New York', dans lequel il évoque avec soulagement son homosexualité dans le poème 'Ode à Walt Whitman'. Néanmoins, ce mal-être persistant restera en filigrane dans bon nombre de ses créations.

Prodige aux envolées lyriques au destin tragique, le rossignol andalou est abattu en plein vol le 17 (ou 18) août 1936, près de sa Grenade, par des membres de la Falange española (3). En hommage au poète fusillé, l'écrivain et critique d'art Jean Cassou écrira : "Ce que les balles fascistes ont frappé dans cette gorge et dans ce coeur est autre chose que la simple vie d'un ennemi : c'était une des sources mêmes, une des jaillissantes fontaines de l'émotion universelle ."


L'Andalousie se meurt, l'Andalousie est morte…

Garcia Lorca laisse derrière lui une oeuvre sensuelle et engagée. Elle relie tradition et surréalisme, en revisitant une culture ancestrale pour en faire l'étendard d'un processus créatif moderne. Pourtant, son inclination sexuelle "amorale" dans une certaine mesure, son engagement intellectuel contestataire surtout ont fini par avoir raison de celui qui, avec d'autres, comme Manuel de Falla ou Picasso, ont très largement contribué à l'émergence d'un nouvel âge d'or de la création artistique espagnole. De ses vers, le poète à l'habit de lumière laisse monter le chant des vertes montagnes de sa terre grenadine, sur lesquelles semblent dévaler de blanches avalanches. Ces villages aux ruelles étroites le long desquelles les oranges viennent tenter le passant. Des oranges qui renferment leur amertume dans une enveloppe chaleureuse et sucrée. A l'image de l'artiste, enthousiaste et affectueux à l'extérieur, mais rongé en dedans par une douleur âpre et acide. Lorca n'est pas un poète andalou. Il est l'Andalousie.

...
Mataron a Federico
cuando la luz asomaba.
El peloton de verdugos
no oso mirarle a la cara.
Todos cerraron los ojos ;
Rezaron : ni Dios te salva !
...

Antonio Machado
(4)




(1) Conférence donnée par Lorca en février 1922 intitulée 'Le Cante jondo (chant andalou primitif)'.

(2) 'La Théorie et le jeu du duende'.

(3) Organisation politique espagnole paramilitaire d'extrême droite fondée le 29 octobre 1933.

(4) …/Ils tuèrent Federico/Alors que pointait la lumière./Le peloton de bourreaux/N'osa pas le regarder au visage./Tous fermèrent les yeux ;/Ils prièrent… Dieu lui-même ne te sauverait pas…


Mathieu Menossi pour Evene.fr - Août 2006
FEDERICO GARCIA LORCA
Chante, rossignol, chante !

Andalousie, passion, sang, flamenco et poésie. 70 ans que le rossignol à la plume d'or n'est plus sur sa branche et pourtant il chante et nous enchante encore de ses vers envoûtants.

Né un jour de juin 1898 à Fuente Vaqueros, le "rossignol andalou" a passé son enfance dans la province de Grenade. Poète, dramaturge, musicien et peintre, Federico Garcia Lorca a transcendé les genres pour explorer les tréfonds de son âme et de sa sensibilité andalouses. Menant son combat en faveur des plus démunis, il a puisé sa force dans sa connaissance du peuple et de sa culture. Portant très haut la bannière de l'art populaire, les yeux émerveillés, l'esprit ouvert, le coeur généreux, Lorca fait figure d'avant-gardiste, sorte de romantique décadent.


Au commencement fut la musique

La poésie de Lorca est un torrent. La musique en est son lit. Celle-là s'évertuant à porter gracieusement celle-ci. "Avec les mots, on dit des choses humaines ; avec la musique, on exprime ce que personne ne connaît ni ne peut définir mais qui existe plus ou moins fortement en chacun de nous. La musique est l'art par nature", avoue Lorca. Les murs de sa maison en sont imprégnés. Sans cesse y tourne le gramophone familial. Bercé aux sons des douces chansons inspirées de la vie rurale, Lorca éprouve très tôt sa sensibilité d'artiste. "Mon enfance a consisté à apprendre les lettres et les chansons avec ma mère, à être un enfant savant dans le village, un "autoritaire"". Bien plus tard, c'est sa rencontre et son amitié avec le guitariste Manuel de Falla qui orientera définitivement son chant vers le folklore musical de sa terre natale.


Lorca, libérateur de l'âme andalouse

Aux côtés du musicien, Lorca s'imprègne sans retenue des chansons ancestrales de son pays. Plus fort encore, de cette amitié naît l'engagement de toute sa vie : oeuvrer à la renaissance de l'expression la plus pure de l'émotion espagnole et andalouse, le flamenco. Lorca s'évertuera en permanence d'en nourrir l'ensemble de ses réalisations artistiques et de développer une nouvelle considération morale pour cette musique qu'il perçoit comme la quintessence de l'expression populaire.

Parmi les chants flamenco, il en est un plus intime, plus intérieur que les autres. Le cante jondo ou "chant profond". Lorca en parle mieux que personne : "Il s'agit d'un chant purement andalou (…). C'est profond, véritablement profond, plus encore que tous les puits et toutes les mers qui entourent le monde, beaucoup plus profond que le coeur actuel qui le crée et que la voix qui le chante, parce qu'il est presque infini. (…). Il n'y a rien, absolument rien de comparable en Espagne, que ce soit au niveau du style, de l'atmosphère ou de la justesse de l'émotion (…)." (1)

C'est avec un ravissement non dissimulé que Lorca se laisse enivrer par son élégance authentique. Il est notamment à l'origine du premier concours de cante jondo organisé à Grenade en 1922. Il y obtient la reconnaissance des intellectuels pour ce chant jusqu'ici proscrit aux marges des langages artistiques espagnols.


Vers un art "primitif andalou"

Lorca apparaît dès lors comme l'organe vital d'une démarche artistique moderne et progressiste, consistant à (sup)porter cette expression séculaire pour en dégager les fondements d'un art "primitif andalou". Expression la plus archaïque de l'identité andalouse, le poète veut sortir le cante jondo de la marginalité et du discrédit dans lesquels il croupit depuis trop longtemps. Un retour à ses origines lui permet de justifier la gratitude légitime qu'il mérite. "Nous devons [aux tribus gitanes] la création de ces chants, âme de notre âme ; nous leur devons les gestes rituels de la race, la construction de ces chemins lyriques par lesquels s'envolent tous les maux."

Avec Federico Garcia Lorca, le flamenco acquiert une force universelle et libératrice. Son recueil 'Romancero gitan' en est l'illustration la plus accomplie. Avec ce morceau de poésie musicale, la culture populaire la plus ancestrale prend ses lettres de noblesse. Le génial rossignol transcende le flamenco en tant que musique populaire anecdotique pour en extraire un nouvel élan créateur.


Vers un nouvel état émotionnel de l'esprit créateur

Faire fi de la forme et du style au profit d'une expression artistique plus instinctive, immédiate, afin de révéler nos émotions les plus pures. Lorca s'engage alors totalement sur la voix ouverte par l'impressionnisme, prolongée par l'expressionnisme et parachevée par le surréalisme, dont il se fait un illustre représentant. Dans l'art, on ressent souvent les choses sans pour autant pouvoir les expliquer. Dans le flamenco, cette magie est le duende, sorte d'esprit follet s'invitant aux rassemblements andalous autour de la danse et des chants flamenco. Lorca met en place toute une étude à ce sujet (2). Garcia Lorca déclare le rencontrer "endormi dans les ultimes chambres du sang", là où l'émotion est à son comble et où repose l'essence pure de l'homme andalou.

Habité de ce charme mystérieux et indicible, le cante jondo est un art libre qui vit et évolue au-delà même de l'artiste. Le "cantaor" emprunte et interprète, à l'écoute de ses sensations. Mais au final, "les poèmes du cante jondo ne sont de personne." Dans ce nouvel écrin, entre conscience et subconscience, le chant primitif andalou revit et prend place au panthéon des plus grandes expressions artistiques.


Des livres et du théâtre

Cette obstination acharnée de Lorca à revaloriser la culture populaire procède d'un autre combat, plus vaste encore. Dans la république espagnole balbutiante, le grand poète de la nation défend vigoureusement le droit de chacun à accéder au savoir. En 1932, Lorca le dramaturge monte son projet de 'La Barraca', une troupe de théâtre itinérante et gratuite. De village en village, elle présente à un public populaire, le plus souvent illettré, les grandes oeuvres du répertoire espagnol. Un triomphe !

Avant d'être économiques, pense-t-il, les revendications doivent être culturelles. Du pain pour vivre, mais pas "en esclaves d'une terrible organisation de la société." Dans sa pièce de théâtre 'La Maison de Bernarda Alba', Garcia Lorca nous emmène au coeur d'un foyer andalou composé exclusivement de femmes et subissant l'autorité tyrannique de leur mère. Les quatre murs de la maison se dressent alors de toute leur hauteur, symbole de l'enfermement dont souffre la société espagnole.

Lorca veut un peuple fier de sa terre, conscient de son existence et de sa culture. Avant de prier pour qu'une pluie divine vienne arroser ses semis ou pour qu'un soleil dore généreusement ses champs de vignes, un homme doit avant tout pouvoir se délecter de tous les fruits de l'esprit humain, à la lumière de la connaissance. Ainsi seulement pourra-t-il résoudre les problèmes auxquels il est confronté.


Lorca, symbole de l'intelligence persécutée

La peine, la douleur, la passion et le suicide hantent ses écrits. Des histoires d'amours contrariées ou incomprises dans 'La Savetière prodigieuse' ou 'Yerma'. Des hommes à la jalousie violente dans 'Noces de sang'. L'angoisse du temps qui passe dans 'Lorsque cinq ans seront passés'. Lorca se penche sur cette recherche existentielle du sens à donner à la vie. A travers ce travail introspectif, l'artiste chasse ses propres déchirements. Il y dissimule ses doutes et ses désirs. Notamment, comment assumer son homosexualité dans un pays où le sentiment amoureux ne peut être considéré qu'à travers le prisme d'un catholicisme acéré ? Ecoeuré, l'artiste partira d'ailleurs aérer son esprit aux Etats-Unis et à Cuba. De retour, Lorca publiera le recueil 'Poète à New York', dans lequel il évoque avec soulagement son homosexualité dans le poème 'Ode à Walt Whitman'. Néanmoins, ce mal-être persistant restera en filigrane dans bon nombre de ses créations.

Prodige aux envolées lyriques au destin tragique, le rossignol andalou est abattu en plein vol le 17 (ou 18) août 1936, près de sa Grenade, par des membres de la Falange española (3). En hommage au poète fusillé, l'écrivain et critique d'art Jean Cassou écrira : "Ce que les balles fascistes ont frappé dans cette gorge et dans ce coeur est autre chose que la simple vie d'un ennemi : c'était une des sources mêmes, une des jaillissantes fontaines de l'émotion universelle ."


L'Andalousie se meurt, l'Andalousie est morte…

Garcia Lorca laisse derrière lui une oeuvre sensuelle et engagée. Elle relie tradition et surréalisme, en revisitant une culture ancestrale pour en faire l'étendard d'un processus créatif moderne. Pourtant, son inclination sexuelle "amorale" dans une certaine mesure, son engagement intellectuel contestataire surtout ont fini par avoir raison de celui qui, avec d'autres, comme Manuel de Falla ou Picasso, ont très largement contribué à l'émergence d'un nouvel âge d'or de la création artistique espagnole. De ses vers, le poète à l'habit de lumière laisse monter le chant des vertes montagnes de sa terre grenadine, sur lesquelles semblent dévaler de blanches avalanches. Ces villages aux ruelles étroites le long desquelles les oranges viennent tenter le passant. Des oranges qui renferment leur amertume dans une enveloppe chaleureuse et sucrée. A l'image de l'artiste, enthousiaste et affectueux à l'extérieur, mais rongé en dedans par une douleur âpre et acide. Lorca n'est pas un poète andalou. Il est l'Andalousie.

...
Mataron a Federico
cuando la luz asomaba.
El peloton de verdugos
no oso mirarle a la cara.
Todos cerraron los ojos ;
Rezaron : ni Dios te salva !
...

Antonio Machado
(4)




(1) Conférence donnée par Lorca en février 1922 intitulée 'Le Cante jondo (chant andalou primitif)'.

(2) 'La Théorie et le jeu du duende'.

(3) Organisation politique espagnole paramilitaire d'extrême droite fondée le 29 octobre 1933.

(4) …/Ils tuèrent Federico/Alors que pointait la lumière./Le peloton de bourreaux/N'osa pas le regarder au visage./Tous fermèrent les yeux ;/Ils prièrent… Dieu lui-même ne te sauverait pas…


Mathieu Menossi pour Evene.fr - Août 2006

Federico Garcia Lorca
Imprimer la chanson Federico Garcia Lorca de Jean Ferrat à partir d'une fenêtre en mode texte et sans publicité  :-) Envoyer le texte Federico Garcia Lorca de Jean Ferrat à un ami

Paroles: C.H. Vic. Musique: Jean Ferrat   1968  "Jean Ferrat - Vol.1 (1999)"

Les guitares jouent des sérénades
Que j'entends sonner comme un tocsin
Mais jamais je n'atteindrai Grenade
"Bien que j'en sache le chemin"

Dans ta voix
Galopaient des cavaliers
Et les gitans étonnés
Levaient leurs yeux de bronze et d'or
Si ta voix se brisa
Voilà plus de vingt ans qu'elle résonne encore
Federico García

Voilà plus de vingt ans, Camarades
Que la nuit règne sur Grenade

Il n'y a plus de prince dans la ville
Pour rêver tout haut
Depuis le jour où la guardia civil
T'a mis au cachot

Et ton sang tiède en quête de l'aurore
S'apprête déjà
J'entends monter par de longs corridors
Le bruit de leurs pas

Et voici la porte grande ouverte
On t'entraîne par les rues désertées
Ah! Laissez-moi le temps de connaître
Ce que ma mère m'a donné

Mais déjà
Face au mur blanc de la nuit
Tes yeux voient dans un éclair
Les champs d'oliviers endormis
Et ne se ferment pas
Devant l'âcre lueur éclatant des fusils
Federico García

Les lauriers ont pâli, Camarades
Le jour se lève sur Grenade

Dure est la pierre et froide la campagne
Garde les yeux clos
De noirs taureaux font mugir la montagne
Garde les yeux clos

Et vous Gitans, serrez bien vos compagnes
Au creux des lits chauds
Ton sang inonde la terre d'Espagne
O Federico

Les guitares jouent des sérénades
Dont les voix se brisent au matin
Non, jamais je n'atteindrai Grenade
"Bien que j'en sache le chemin"

Par René
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Vendredi 10 novembre 2006

 

 
Légendes et Superstitions d’hier

Rimbaud est mort un 10 novembre. Triste saison pour un poète qui n’aimait pas l’hiver. Mais faut-il dire poète ? Il avait entre seize et vingt ans lorsqu’il a écrit ses vers – quatre toutes petites années dans une vie de trente-sept ans, consacrée à tout autre chose, sans regret. Il est, écrit Mauriac, celui « qui ne se retourne même pas pour regarder la trace que ses pas d’enfants ont laissé sur le monde ».

Déceptions d’admirateurs ?

Nous étions plusieurs lycéens à admirer Rimbaud, à s’échanger ses recueils et à lire ses meilleurs vers. Lorsque notre professeur nous apprit que Rimbaud avait abandonné la plume pour devenir négociant en Afrique, quelle déception ! Et de savoir qu’il ne s’était plus jamais soucié de ses écrits de jeunesse nous semblait un chagrin supplémentaire, une trahison posthume. Un poète se devait d’être entièrement voué à la littérature – et pauvre bien sûr, cela allait de soi !

 

Et pourtant ?

Et pourtant ? Rimbaud n’a peut-être pas été davantage poète que vous et moi, dans le sens où il ne s’est pas pensé poète : il voulait simplement « partir ailleurs » et tous les moyens étaient bons : fuguer, partir dans l’imaginaire et la rime, partir dans l’inexploré, partir dans l’action et le rêve d’or, vivre comme dans un conte et surtout ne pas souffrir au jour le jour un quotidien sans surprise.

 

Fuir le quotidien

Arthur Rimbaud est né en 1854 dans les Ardennes, petit-fils d’agriculteurs, fils d’un officier qui abandonna sa famille alors qu’Arthur avait dix ans. Dès le collège, il témoigne d’une intelligence exceptionnelle (il remporte de nombreux prix) et d’un caractère hors du commun (« Rien de banal ne germera dans cette tête », affirme le proviseur).
En 1870, à seize ans, il fait deux fugues, une à Paris, qui lui vaut la prison, une en Belgique, et il écrit ses premiers vers. Une photo prise l’année suivante le montre les yeux plissés, le regard appliqué, comme s’il tentait de voir au loin, bien au-delà du photographe. Nouvelle fugue en 1871 vers Paris (pourtant assiégé), où il mène quelques mois une vie de bohème au quartier latin et se lie avec Verlaine. Le voilà loin des Ardennes, loin de la prose quotidienne, loin des amours classiques aussi.

 

Une quête au-delà des rimes

En 1872, ramené de force dans les Ardennes, il ne veut que fuir à nouveau. Envol vers un autre monde à travers les poèmes qu’il écrit en grand nombre, départ répétés vers d’autres pays (Belgique, Angleterre)… Finalement, sans doute parce que ni Verlaine ni la poésie ne le tirent « hors du monde », c’est dans l’aventure et le voyage qu’il se jette. Il devient précepteur en Allemagne, en Italie, se fait expulser d’Autriche, s’engage dans l’armée coloniale hollandaise avec laquelle il fait quasiment un tour du monde, travaille comme marin en Suède, comme employé de cirque au Danemark, joue les touristes en Norvège, en Italie, en Suisse, se fait tailleur de pierre à Chypre… Un dernier hiver en France (1878-1879) lui semble insupportable : il part définitivement pour le soleil et les pays des mille et une nuits.

 

Aller plus loin

Après avoir parcouru Chypre et l’Égypte, il se fixe en 1880 en Abyssinie, à Aden, comme négociant en café. Mais il veut toujours aller « plus loin » : il explore le Harar, traverse la mer Rouge en boutre, le désert somali à cheval… Il est le premier Européen à s’aventurer sur des pistes réputées mortelles et à atteindre Boubassa (dont il revient à pied, son cheval ayant été dévoré par un lion)… En 1882, il se fait chasseur d’éléphants, en 1885 trafiquant d’armes dans des conditions périlleuses. En 1887, il part se reposer au Caire, portant huit kilos d’or à sa ceinture, comme un personnage de légende. Il remonte le Nil jusqu’au Soudan. En 1889, après six cents kilomètres en onze jours de cheval, il gagne le Harar pour y devenir négociant, importateur exportateur. Il se jette dans l’action comme dans un autre monde.

 

Ne pas être là où on l’attend

En février 1891, il se met à souffrir de la jambe droite. En avril, son état est tel qu’on le rapatrie vers l’hôpital de Marseille. Il y est amputé en mai, apprend avec ténacité à marcher avec des béquilles, pour mieux repartir. « Dites-moi à quelle heure je dois être transporté à bord », demande-t-il au capitaine d’un bateau qui va quitter le port pour l’Afrique. C’était le 9 novembre. Il est mort le 10.
Rimbaud ne s’est jamais trouvé là où on l’attendait. Bien sûr pas dans un cénacle de poètes. Mais pas même dans le pays où on le croyait installé. Lorsqu’il se mourait dans l’hôpital de Marseille, on assurait à Paul Valéry qu’il était « colon en Algérie après avoir vendu des bœufs en Inde ». Il n’était plus dans le monde des vivants qu’on l’y croyait encore : un ami qui partait pour Aden écrit « Je serais heureux d’avoir de tes nouvelles », alors qu’il était mort depuis deux ans…
Finalement, au bout de sa longue quête, il est resté vivant parmi nous.

 




Texte : Marie-Odile Mergnac

Par René
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Samedi 3 février 2007

 

Biographie de Jean Ferrat

Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson. Elève au Collège Jules Ferry de Versailles, Jean FERRAT contraint d'interrompre ses études, entre dans un laboratoire de chimie du bâtiment. Tout en faisant du théâtre amateur et de la guitare de jazz, il chante pour ses amis les chansons de Prévert et le répertoire de Montand. C'est alors qu'il compose ses premières mélodies.

 

 

1954 Il abandonne le laboratoire et passe ses premières auditions au "Riverside" et à la "Rose rouge". Des années difficiles vont commencer pour lui, mais sa carrière se dessine déja.

1956 Compose la musique des "Yeux d'Elsa", poème d'Aragon.

1957 Il chante dans quelques cabarets de la Rive Gauche : "Milord l'Arsouille","La Colombe", "L'Echelle de Jacob", "La Rotisserie de l'Abbaye " en s'accompagnant à la guitare.

1959 Il fait la connaissance de Gérard MEYS. C'est le début d'une association secrétariat artistique. Edition graphique et phonographique.

1961 Rencontre avec Zizi JEANMAIRE pour laquelle il écrit "Eh l'amour ", " Mon bonhomme ". Elle l'engage comme vedette américaine de son spectacle ˆ l'Alhambra". C'est le premier Music-hall dans lequel chantera Jean FERRAT ; il y restera 6 mois abandonnant sa guitare.

1962 Première tournée. Prix Henri CROLLA pour sa chanson sur "Federico Garcia Lorca". Il obtient dans le même temps le prix Roger SEILLER de la Société des Auteurs, et le Grand prix du Disque de l'Académie Nationale du Disque pour son 25 cm "Deux enfants au soleil", etc...

1963 En novembre, 33 tours comprenant : "Nuit et Brouillard", "Nous dormirons ensemble", "C'est beau la vie", etc... Ce disque obtient le Grand Prix du Disque de l'Académie Charles CROS.

1964 " La Montagne ", " Que serais-je sans toi ? ", etc..

1965 Janvier : Alhambra en vedette... Musique du film " LA VIEILLE DAME INDIGNE " de R. ALLIO et du film " LE COUP DE GRACE " de J. CAYROL. " Potemkine ", " Je ne chante pas pour passer le temps ", " C'est toujours la première fois ", etc...

1966 Janvier : Bobino en vedette... "Maria", "Heureux celui qui meurt d'aimer", "En groupe en ligue en procession" "Un jour, un jour", "Pauvre Boris", etc...

1968 Tournée en France, en Afrique du Nord et au Canada.

1969 Un disque où l'on trouve des échos de 1968 : "Ma France", " Au Printemps de quoi révais-tu ?", etc...

1970 12 représentations au Palais des Sports. "Paris gagné, c'est le Music-Hall des années 70 écrit Philippe LABRO dans le journal du dimanche. "Camarade", "Sacré Félicien", etc.

1971 "La Commune", "Les derniers tziganes","Aimer à perdre la raison", etc

1972 Le Palais des Sports du 6 octobre au 29 octobre. "A moi l'Afrique","Une femme honnête", "La leçon buissonnière", etc

1974 FERRAT chante ARAGON :"Un jour, un jour", "Les poètes","Nous dormirons ensemble","J'entends, j'entends","Que serais-je sans toi ?", "Heureux celui qui meurt d'aimer", etc. Plus de 2 millions d'exemplaires.

1975 "La femme est l'avenir de l'homme", premier 33 tours disque TEMEY. "Berceuse pour un petit loupiot", " Un air de liberté", etc. 500 000 33 tours et cassettes vendus en un mois et demi.

1976 FERRAT - Premières chansons - Nouvel enregistrement : "Eh l'amour", "Le p'tit jardin", etc.

1979 Sortie d'un 30 cm : "Le chef de gare est amoureux", "Les instants volés", etc.

1980 Septembre 1980 : 113 chansons réenregistrées en 12 volumes, seule collection avec les textes, puis un album FERRAT 80 : "Le bilan", "Tu verras tu seras bien", "Oural ouralou" pour lequel Jean FERRAT reçoit un disque de platine. 704.057 LP/K7 en 6 semaines.

1981 Reçoit pour son oeuvre "Le Diamant de l'Année".

1985 "Je ne suis qu'un cri", "Le châtaigner"... T.V. Emission spéciale Jean FERRAT par Bernard PIVOT.

1990 Juin : Médaille d'or de la SACEM.

1991 "Dans la jungle ou dans le zoo", "Les petites filles modèles", "Les tournesols"...TV : Emission spéciale "Stars 90 - Jean FERRAT" accompagné par les 40 musiciens de l'orchestre d'Alain GORAGUER.

1992 "FERRAT chante ARAGON"- vol.1 14 chansons : "Nous dormirons ensemble", "Aimer à perdre la raison", "Que serais-je sans toi ?"...

1993 Vidéo - "Jean FERRAT en public"

1994 "FERRAT 95" 16 nouveaux poèmes d'Aragon - Vol.2 "Carco", "Complainte de Pablo Neruda"... T.V: Emission spéciale Jean FERRAT avec Michel DRUCKER.

1998 Jean Ferrat assiste en tant qu'invité au festival d'Ales donné en son honneur ou 700 choristes interprètent ses chansons sous la direction de Michel Schwingrouber dans les arènes d'Ales.

2000 Festival de Barjac cette année-là en l'honneur de Jean Ferrat. Des artistes dont entres autres Isabelle Aubret interprètent quelques unes de ses plus belles chansons.

Par René
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Vendredi 9 février 2007

 

PABLO NERUDA

Il reste que je ne suis qu'un homme, mais plusieurs vous diront quel homme j'ai été. J'ai toujours lutté pour le peuple et les droits de celui-ci de se gouverner lui-même, j'en ai frôlé la mort plus d'une fois et j'ai même dû me sauver de chez moi pour de longues années. Mais toujours j'ai écrit et aimé la vie. Mon oeuvre a fait le tour du monde et je suis devenu un symbole pour une jeunesse pleine de vie. Les élèves aimeront mon Chant général où je tente de faire sentir toute la beauté du monde. J'aime la vie et le monde. J'ai été heureux dans ma lutte incessante. Notez cher lecteur qu'un film fut fait sur mes relations avec un postier lors de mon exil en Italie, un film merveilleux de tendresse mettant en vedette Philippe Noiret: Il Postino

    Neruda, Pablo (Neftali Reyes)

 

D'origine modeste, Pablo Neruda, de son vrai nom Ricardo Neftali Reyes Basoalto, est né le 12 juillet 1904 à Parral, au Chili. Son enfance, très proche de la nature, a pour cadre Temuco, petite ville de l'Araucanie. Dès l'adolescence, et pendant ses études dans la capitale Santiago, il écrit avec avidité. Depuis 1923, date de Crépusculaire (Crepusculario), les oeuvres se succèdent au long d'une vie marquée par les voyages, l'errance, l'exil: «Ainsi toute ma vie, je suis allé, venu, changeant de vêtements et de planète.»


À partir de 1927, Pablo Neruda occupe plusieurs postes consulaires: Rangoon, Colombo, Batavia, Buenos Aires.


En 1935, il est à à Madrid, la veille de la guerre civil.

Par René
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Vendredi 9 février 2007
Par René
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Vendredi 9 février 2007

 

PABLO NERUDA

Il reste que je ne suis qu'un homme, mais plusieurs vous diront quel homme j'ai été. J'ai toujours lutté pour le peuple et les droits de celui-ci de se gouverner lui-même, j'en ai frôlé la mort plus d'une fois et j'ai même dû me sauver de chez moi pour de longues années. Mais toujours j'ai écrit et aimé la vie. Mon oeuvre a fait le tour du monde et je suis devenu un symbole pour une jeunesse pleine de vie. Les élèves aimeront mon Chant général où je tente de faire sentir toute la beauté du monde. J'aime la vie et le monde. J'ai été heureux dans ma lutte incessante. Notez cher lecteur qu'un film fut fait sur mes relations avec un postier lors de mon exil en Italie, un film merveilleux de tendresse mettant en vedette Philippe Noiret: Il Postino

    Neruda, Pablo (Neftali Reyes)


D'origine modeste, Pablo Neruda, de son vrai nom Ricardo Neftali Reyes Basoalto, est né le 12 juillet 1904 à Parral, au Chili. Son enfance, très proche de la nature, a pour cadre Temuco, petite ville de l'Araucanie. Dès l'adolescence, et pendant ses études dans la capitale Santiago, il écrit avec avidité. Depuis 1923, date de Crépusculaire (Crepusculario), les oeuvres se succèdent au long d'une vie marquée par les voyages, l'errance, l'exil: «Ainsi toute ma vie, je suis allé, venu, changeant de vêtements et de planète.»


À partir de 1927, Pablo Neruda occupe plusieurs postes consulaires: Rangoon, Colombo, Batavia, Buenos Aires.


En 1935, il est à à Madrid, la veille de la guerre civil.

Par René
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Lundi 12 mars 2007

Louise Michel

(1830 - 1905)

Biographie de Louise Michel :

Institutrice, militante révolutionnaire et libertaire française.
Née au château de Vroncourt en Haut-Marne, Louise Michel est la fille née hors mariage du fils du châtelain, Laurent Demahis, et de la servante Marianne Michel. Elevée par ses grands-parents, elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale, elle lit
Voltaire et Rousseau et étudie la musique. Mais en 1850, après la mort de son père et de ses grands-parents, Louise Michel est chassée du château et devient institutrice. Elle fonde une école libre où elle enseigne pendant trois ans selon les principes républicains.

Louise Michel s'installe à Paris pour enseigner dans l'institution de madame Voillier. Pour satisfaire sa soif de connaissance, elle suit les cours du soir dans les domaines les plus modernes du savoir. A Paris, Louise Michel fait la connaissance de Jules Vallès, Eugène Varlin, Rigault, Eudes, et surtout Théophile Ferré, qu'elle aime avec passion. Elle écrit pour des journaux d'opposition et rédige des poèmes qu'elle adresse à
Victor Hugo. Elle entretient avec l’auteur des Misérables une longue correspondance de 1850 à 1879. Secrétaire de la Société démocratique de moralisation, dont le but est d'aider les femmes à vivre par le travail, Louise Michel mène également une activité politique, qu'elle poursuivra jusqu'à sa mort.

En 1870, elle est élue présidente du Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris. Très active pendant la Commune, Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Sa mère ayant été arrêtée et menacée d’être exécutée pour faire pression sur elle, Louise Michel se rend pour la faire libérer. Surnommée la Vierge Rouge, elle est condamnée à la déportation à vie et envoyée en Nouvelle Calédonie où elle reste jusqu'en 1880. C'est sans doute au contact de Nathalie Lemel, une des animatrices de la Commune, déportée avec elle, que Louise Michel devient anarchiste.

Accueillie par la foule à Paris, Louise Michel reprend son activité militante. Elle donne des conférences, intervient dans des meetings, défend l'abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs. En 1888, Pierre Lucas, un extrémiste, attente à sa vie en la blessant à la tête, mais elle témoigne au procès de celui-ci pour qu’il n’aille pas en prison. Lassée par les calomnies et le manque de liberté d’expression, elle s’installe à Londres en 1890 où elle gère une école libertaire. A la demande de Sébastien Faure, elle revient en France en 1895. Arrêtée à plusieurs reprises lors de manifestations, elle est emprisonnée pendant trois ans avant d'être libérée sur l'intervention de Clemenceau. Elle meurt d’une pneumonie à Marseille au cours d’une tournée de conférences dans le sud de la France. Une foule de 120 000 personnes l’accompagne lors de ses funérailles jusqu’au cimetière de Levallois.

Anticléricale et antireligieuse résolue, Louise Michel a été confortée par les travaux de Darwin dans un matérialisme niant l'immortalité après la mort. Elle a appartenu à un atelier maçonnique dissident du rite écossais et fut soeur au Droit Humain (une loge porte son nom à Paris 13).
Bibliographie : Le livre du jour de l'an : historiettes, contes et légendes pour les enfants (1872), Le Gars Yvon (1882), La Misère (1882), Mémoires (1886), Les Microbes humains (1886), L'ère nouvelle - Pensée dernière - Souvenirs de Calédonie (chant des captifs) (1887), Le Monde nouveau (1888), A travers la vie (poésies, 1894), La Commune (1898).

Chanson de cirque

Corrida de Muerte

Les hauts barons blasonnés d'or,
Les duchesses de similor,
Les viveuses toutes hagardes,
Les crevés aux faces blafardes,
Vont s'égayer. Ah ! oui, vraiment,
Jacques Bonhomme est bon enfant.

C'est du sang vermeil qu'ils vont voir.
Jadis, comme un rouge abattoir,
Paris ne fut pour eux qu'un drame
Et ce souvenir les affame ;
Ils en ont soif. Ah ! oui, vraiment,
Jacques Bonhomme est bon enfant.

Peut-être qu'ils visent plus haut :
Après le cirque, l'échafaud ;
La morgue corsera la fête.
Aujourd'hui seulement la bête,
Et demain l'homme. Ah ! oui, vraiment
Jacques Bonhomme est bon enfant.

Les repus ont le rouge aux yeux.
Et cela fait songer les gueux,
Les gueux expirants de misère.
Tant mieux ! Aux fainéants la guerre ;
Ils ne diront plus si longtemps :
Jacques Bonhomme est bon enfant.

Louise Michel

Par René
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Samedi 24 mars 2007
PRINTEMPS DES POETES 2007
à SEMUR EN AUXOIS
Cette année j'ai l'immense joie de vous annoncer que c'est ma fille Nathalie qui à été primée pour son poème "sans toi"
voici l'article paru sur le site de la ville de Semur en Auxois

 
Si vous la page ne vous apparaît pas correctement cliquez ici:
Printemps des Poètes 2007

Lecture musicale des textes de Christian Bobin

 

 

 

Vous les avez aimé
Le Printemps des Poètes a été cette année une édition « exceptionnelle » ainsi « qu'une très belle aventure ... grâce à l'investissement de tous ceux qui ont écrit et déclamé des poèmes » a souligné Nathalie Guéraud lors de la clôture. L'occasion nous est donné de faire une petite rétrospective de ces 15 jours sous le signe du Printemps et de présenter les poèmes favoris du public et des passeurs de poèmes.
Poésie en musique
Savoureux intermèdes musicaux avec Josselin et Rémi Carlier et le duo Hamn(Céline et Emeric) au Carpe Diem.

Brigades d'interventions Poétiques

 

 

 

La mairie s'est ouverte aux visites des scolaires qui, pour l'occasion, avaient installé leurs productions dans la salle du conseil municipal, et bien sûr aux visiteurs venus s'imbiber des délicieux poèmes exposés. Les B.I.P. (Brigades d'interventions poétiques) qui ont rassemblé beaucoup de monde cette année, ont surpris par leur spontanéité et leur générosité à l'égard de leurs semblables appréciant ces intimes déclamations. Sans oublier les ateliers d'écriture à la bibliothèque et la Maison pour Tous ainsi que le voyage-lecture musical autour des textes de Christian Bobin (auteur bourguignon), un spectacle créé pour le Printemps mais qui, vu son succès, sera repris par la comédienne Nathalie Guéraud.

BIP au lycée agricole

 Bref, le Printemps 2007 fut riche de moments envoûtants, magiques et intimes. Les poèmes sont passés de main en main et la poésie vivante et populaire plus que jamais.

L'exposition de poèmes à la Mairie sera en place jusqu'au 31 mars 2007 ainsi que la rétrospective en photos des manifestations du Printemps des Poètes 2007. (Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 18h, le samedi de 9h à 12h)

Télécharger le poème de Nathalie Pulver, primé par le public (Pdf - 108 Ko)

Télécharger les poèmes de Jean Du Thiot, primés par les Passeurs de poèmes (Pdf - 86 Ko)

Par René
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Jeudi 17 avril 2008

Aujourd'hui je rends un hommage solennel à ce grand poète et humaniste Aimé Césaire Martiniquais qui vient de nous quitter à 94 ans

Prophétie


où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois

là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux

là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
à l'espoir et l'infant à la reine,

d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes

je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.


Aimé Césaire


Biographie de Aimé Césaire

 

Les jeunes années

Aimé Césaire fait partie d'une famille de sept enfants ; son père est enseignant et sa mère couturière. Son grand-père fut le premier enseignant noir en Martinique et sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire ; elle enseigna très tôt à ses petits-enfants la lecture et l'écriture. De 1919 à 1924, Aimé Césaire fréquente l'école primaire de Basse-Pointe, où son père est contrôleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor Schoelcher à Fort-de-France. En septembre 1931, il arrive à Paris en tant que boursier du gouvernement français pour entrer en classe d' hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où, dès le premier jour, il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il noue une amitié qui durera jusqu'à la mort de ce dernier. Maire de Fort-de-France, il donne la priorité aux logements, aux écoles et aux équipements sanitaires. Césaire devient donc un fervent défenseur de la « départementalisation », un néologisme forgé par lui pour remplacer le mot ambigu d'« assimilation ».

 

Émergence du concept de négritude

Au contact des jeunes africains étudiant à Paris, Aimé Césaire et son ami guyanais Léon Gontran Damas, qu’il connaît depuis la Martinique, découvrent progressivement une part refoulée de leur identité, la composante africaine, victime de l'aliénation culturelle caractérisant les sociétés coloniales de Martinique et de Guyane.

En septembre 1934, Césaire fonde, avec d’autres étudiants antillo-guyanais et africains (parmi lesquels Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L'étudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.

Construit contre l'idéologie coloniale française de l'époque, le projet de la Négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. Césaire déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ».

Ayant réussi en 1935 le concours d'entrée à l'École normale supérieure, Césaire passe l'été en Dalmatie chez son ami Petar Guberina et commence à y écrire le Cahier d'un retour au pays natal, qu'il achèvera en 1938. Il lit en 1936 la traduction de l’Histoire de la civilisation africaine de Frobenius. Il prépare sa sortie en 1938 de l'Ecole normale supérieure avec un mémoire, « Le Thème du Sud dans la littérature négro-américaine des USA ». Épousant en 1937 une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire, agrégé de lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au lycée Schœlcher.

 

Le combat culturel sous le régime de Vichy

La situation martiniquaise à la fin des années 30 est celle d'un pays en proie à une aliénation culturelle profonde, les élites privilégiant avant tout les références arrivant de la France, métropole coloniale. En matière de littérature, les rares ouvrages martiniquais de l'époque vont jusqu'à revêtir un exotisme de bon aloi, pastichant le regard extérieur manifeste dans les quelques livres français mentionnant la Martinique. Ce doudouisme, dont des auteurs tels que Mayotte Capécia sont les tenants, allait nettement alimenter les clichés frappant la population martiniquaise.

C'est en réaction contre cette situation que le couple Césaire, épaulé par d'autres intellectuels martiniquais comme René Ménil, Georges Gratiant et Aristide Maugée, fonde en 1941 la Revue Tropiques. Alors que la Seconde Guerre mondiale provoque le blocus de la Martinique par les États-Unis (qui ne font pas confiance au régime de collaboration de Vichy), les conditions de vie sur place se dégradent. Le régime instauré par l’Amiral Robert, envoyé spécial du gouvernement de Vichy, est raciste et répressif. Dans les communes, les élus de couleur sont déposés et remplacés par des représentants des békés (descendants des colons). Dans ce contexte, la censure vise directement la revue Tropiques, qui paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.

Le conflit mondial marque également le passage en Martinique du poète surréaliste André Breton (qui relate ses péripéties dans un bref ouvrage, Martinique, charmeuse de serpents). Breton découvre la poésie de Césaire à travers le Cahier d'un retour au pays natal et le rencontre en 1941. En 1943 il rédige la préface de l'édition bilingue du “Cahier d'un retour au pays natal”, publiée dans la revue “Fontaine” (n° 35) dirigée par Max-Pol Fouchet et en 1944 celle du recueil Les armes miraculeuses, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme. Surnommé "le nègre fondamental", il influencera des auteurs tels que Frantz Fanon, Edouard Glissant (qui ont été élèves de Césaire au lycée Schoelcher), le guadeloupéen Daniel Maximin et bien d'autres. Sa pensée et sa poésie ont également nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.

 

Après guerre, le combat politique

En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes qui voient en lui le symbole d'un renouveau, est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Son mandat, compte tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique exsangue après des années de blocus et l'effondrement de l'industrie sucrière, est d'obtenir la départementalisation de la Martinique en 1946.

Il s'agit là d'une revendication qui remonte aux dernières années du XIXe siècle et qui avait pris corps en 1935, année du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France par Belain d'Esnambuc. Peu comprise par de nombreux mouvements de gauche en Martinique déjà proches de l'indépendantisme, à contre-courant des mouvements de libération survenant déjà en Indochine, en Inde ou au Maghreb, cette mesure vise, selon Césaire, à lutter contre l'emprise béké sur la politique martiniquaise, son clientélisme, sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est, selon Césaire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et pour permettre le développement économique et social de la Martinique, que le jeune député prend cette décision.

En 1947 Césaire crée avec Alioune Diop la revue Présence africaine. En 1948 paraît l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, préfacée par Jean-Paul Sartre, qui consacre le mouvement de la “négritude”.

S'opposant au Parti communiste français sur la question de la déstalinisation, Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Siégeant a l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.

Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le développement de la capitale de la Martinique depuis la Seconde Guerre Mondiale est caractérisé par un exode rural massif, provoqué par le déclin de l'industrie sucrière et l'explosion démographique créée par l'amélioration des conditions sanitaires de la population. L'émergence de quartiers populaires constituant une base électorale stable pour le PPM, et la création d'emplois pléthoriques à la mairie de Fort-de-France furent les solutions trouvées pour parer à court terme aux urgences sociales de l'époque. La politique culturelle d'Aimé Césaire est incarnée par la création du Service Municipal d'Action Culturelle (SERMAC), qui à travers des ateliers d'arts populaires (danse, artisanat, musique) et le prestigieux Festival de Fort-de-France, met en avant des parts jusqu'alors méprisées de la culture martiniquaise.

Son "discours du colonialisme" fut pour la première fois au programme du baccalauréat français en 1998.

Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France, au profit de Serge Letchimy), mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise jusqu'à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste.

Jusqu'à sa mort, Aimé Césaire a toujours été sollicité et influent. On notera sa réaction à la loi française du 23 février 2005 sur de prétendus aspects positifs du colonialisme qu'il faudrait rendre obligatoire dans les programmes scolaires, loi dont il dénonce la lettre et l'esprit et qui l'amène à refuser de recevoir Nicolas Sarkozy. En mars 2006, Aimé Césaire revient sur sa décision et reçoit Nicolas Sarkozy puisque l'un des articles les plus controversé de la loi du 23 février 2005 est enfin abrogé. Il commente ainsi sa rencontre : « C'est un homme nouveau. On sent en lui une force, une volonté, des idées. C'est sur cette base-là que nous le jugerons. »

Durant la campagne de l'élection présidentielle de 2007, il soutient activement Ségolène Royal, y compris en l'accompagnant lors d'un meeting. « Vous nous apportez la confiance et permettez-moi de vous dire aussi l'espérance. »

Le 9 avril 2008, il est hospitalisé au CHU Pierre Zobda Quitman de Fort-de-France pour des problèmes cardiaques. Il y meurt le 17 avril.

 

 

Son parcours politique

 

  • De 1945 à 2001 : Maire de Fort-de-France (durant 56 ans)
  • De 1945 à 1993 : Député de la Martinique
  • De 1983 à 1986 : Président du Conseil Régional de la Martinique
  • De 1945 à 1949 et 1955 à 1970 : Conseiller général de Fort-de-France

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Lundi 26 mai 2008

11 ème Printemps des poètes édition 2009
du 2 au 15 mars 2009


EN RIRES

« Les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux » Alphonse Allais

C’est mal connaître la poésie que de la cantonner à une gravité sourcilleuse, austérité, spleen et mélancolie !
Si elle s’attache certes aux grandes questions et aux grands enjeux de l’existence, elle ne s’interdit pour le faire nul moyen. Depuis les fatrasies médiévales jusqu’aux actuels chahuteurs de langue, en passant par les pataphysiciens ou les dadaïstes, la poésie n’a cessé de recourir au burlesque, à l’humour, à la satire.
Oui, tous les rires sont dans la poésie, sauf le vulgaire et le mesquin, car même s’il rit, le poète reste poète : questionneur, rebelle et éveilleur de conscience.

                                                                                                                                 Jean-Pierre Siméon


Le Printemps des Poètes propose que l’édition 2009 soit l’occasion d’un éclairage particulier sur l’œuvre de Jean Tardieu.


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Présentation

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  EST ENCORE VIVANTE, LA PESTE BRUNE REVIENT.

REMEMBER YOU! SOUVENEZ-VOUS!

"Celui qui oublie le passé est condamné à le revivre"

Voici où risque de vous mener une attitude laxiste face à la montée de l'extrême droite, de la xénophobie et du fascisme

-------------------------------

Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître.

Ils achètent des choses

 toutes faites chez les marchands.

Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.

(Antoine de St Exupéry) 

 

 

 
 

"On ne vois bien

qu'avec le coeur,

l'important est invisible

 pour les yeux."

St Exupery

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