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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 09:49

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Napoléon le Petit : Les leçons de l'histoire 

 

Voici l'extrait d'un entretien avec Victor HUGO parlant de Napoléon III, d'une actualité surprenante !
On dit souvent que l'histoire se répète.
 

*ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO*

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

*Victor Hugo* : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas.
Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

*Victor Hugo* : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?





*Victor Hugo* : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…

Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

*Victor Hugo* (pouffant de rire) : Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

_______________________________________

*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage "
Napoléon le Petit ", le pamphlet républicain contre Napoléon III.

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 23:43
"Celui qui oublie le passé est condamné à le revivre"
(N'oubliez pas de couper le son du lecteur de musique à droite avant de démarrer les vidéos)

 

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 00:00

Karl Marx

(1818 – 1883)
Karl Marx, philosophe et économiste allemand, auteur du 'Capital' et du 'Manifeste du Parti Communiste'

Biographie de Karl Marx :

Philosophe, économiste et militant politique allemand d'origine juive. Karl Marx débute par une activité de journaliste dans la "Gazette rhénane". Il se trouve au carrefour de la philosophie allemande (Hegel, Feuerbach), du socialisme utopique français (Saint-Simon, Fourier) et de l'économie politique britannique (Smith, Ricardo). Sa doctrine philosophique part de l'homme comme être agissant et non comme être pensant. Il critique la religion et l'Etat, qui sont des réalisations imaginaires, et substitue la conscience humaine à la conscience divine. Pour lui, le socialisme consiste à supprimer les besoins de Dieu et non pas Dieu lui-même.

Karl Marx développe une philosophie basée sur la lutte des classes (exploitants et exploités) qui est le moteur de l'histoire. Le matérialisme dialectique se caractérise par le primat de l'histoire (tout évolue), le progrès venant de contradictions résolues, l'action réciproque des choses les unes sur les autres, le progrès par bonds, par crises brusques et soudaines (révolutions). Le prolétariat doit s'organiser à l'échelle internationale afin de s'emparer du pouvoir et, après une période de transition (dictature du prolétariat), conduire à l'abolition des classes et la disparition de l'Etat (communisme). Karl Marx prédit la fin de la société actuelle où le capitalisme se détruira lui-même, permettant ainsi l'avènement d'un état ouvrier.

Passant de la théorie à la pratique, Karl Marx crée avec Engels la Ligue des communistes en 1847 et rédige avec lui le "Manifeste du parti communiste". Après l'échec de la Révolution allemande en 1848, il s'exile à Londres où il mène en parallèle son activité militante (animation de la première "Internationale ouvrière") et la rédaction de son oeuvre majeure, "Le Capital", qu'il laisse inachevée.

Karl Marx a vécu dans la pauvreté et a été soutenu financièrement par son ami Engels. Ses théories ont été reprises après sa mort sous une forme dogmatique, le marxisme, pour servir de fondement aux mouvements socialistes et ouvriers de la fin du XIXème et du début du XXème siècle et de justification de leurs excès.
Bibliographie : La critique de la philosophie du droit de Hegel (avec Engels, 1844), Thèses sur Feuerbach (1845), La Sainte Famille (avec Engels, 1845), Idéologie allemande (avec Engels, 1846), Misère de la philosophie (1847), Manifeste du parti communiste (avec Engels, 1848), Les Luttes de classes en France (1850), Contribution à la critique de l'économie politique (1859), Le Capital (1867-1894), Guerre civile en France (1871).

Citations de Karl Marx :

"Elle [la philosophie] fait sienne la profession de foi de Prométhée : "Je hais tous les dieux." Cette profession de foi est sa propre devise qu'elle oppose à tous les dieux du Ciel et de la Terre qui ne reconnaissent pas pour divinité suprême la conscience que l'homme a de soi."
(Karl Marx / 1818–1883 / Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Epicure)

"L'athéisme est une négation de Dieu et par cette négation, il pose l'existence de l'homme."
(Karl Marx / 1818–1883 / Manuscrits de 1844)

"La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple."
(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"Voici le fondement de la critique irréligieuse : c'est l'homme qui fait la religion, et non la religion qui fait l'homme."
(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole."
(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"La critique de la religion détrompe l'homme, afin qu'il pense, qu'il agisse, qu'il forge sa réalité en homme détrompé et revenu à la raison, afin qu'il gravite autour de lui-même, c'est-à-dire autour de son véritable soleil. La religion n'est que le soleil illusoire, qui gravite autour de l'homme tant que l'homme ne gravite pas autour de lui-même."
(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer."
(Karl Marx / 1818–1883 / Thèse sur Feuerbach)

"Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux."
(Karl Marx / 1818–1883 / L'idéologie allemande)

"Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"
(Karl Marx / 1818–1883 / Manifeste du parti communiste)

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes."
(Karl Marx / 1818–1883 / Manifeste du parti communiste)

"La critique de la religion aboutit à cet enseignement que l'homme est l'être suprême pour l'homme, c'est-à-dire à l'impératif catégorique de renverser tous les rapports sociaux qui font de l'homme un être humilié, asservi, abandonné, méprisable..."
(Karl Marx / 1818–1883 / Introduction à la critique de la philosophie du droit de Hegel)

"Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience."
(Karl Marx / 1818–1883 / Oeuvres économiques)

"Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité."
(Karl Marx / 1818–1883)

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."
(Karl Marx / 1818–1883)

"Les idées ne sont rien d'autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes."
(Karl Marx / 1818–1883)



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Published by René - dans OPINIONS
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