Ma poésie, mes rêves, mes espérances
| Emmène-moi aux frontières de l’impossible, Emmène-moi , prends-moi par la main Pour ressentir un bonheur plus fort , indicible Fais-moi vivre d’autres lendemains ... ©René Poète. | |
| Le 13 Février, on fête les Béatrice
ça s'est passé un 13 février: ... 1895 : les frères Lumière déposent le brevet du cinématographe. | |
| 13 Fevrier 1962 PARIS enterre ses morts C’était le 8 février 1962, au métro Charonne (Ou le crime de Maurice PAPON) Par Alain Lance, écrivain. Il y a une vingtaine d’années peut-être, j’ai lu dans un journal qu’à l’occasion de travaux de rénovation effectués dans le métro parisien on avait décollé plusieurs couches d’affiches apposées depuis des décennies sur la paroi incurvée qui longe le quai de je ne sais plus quelle station. Sous les strates du temps, les années noires avaient refait surface : on vit réapparaître l’une de ces sinistres proclamations bilingues placardées au début des années quarante par les autorités nazies d’occupation, annonçant l’exécution d’otages. Représailles après une action de la Résistance. Aujourd’hui, c’est à une autre station de métro que je songe, plus de quarante ans après un massacre qui s’y déroula. Dans le onzième arrondissement, la station Charonne, au carrefour de la rue de Charonne et du boulevard Voltaire, se trouve sur la ligne qui relie Mairie-de-Montreuil à Pont-de-Sèvres. C’était le 8 février 1962. La veille, la vaine folie meurtrière des partisans de l’Algérie française, regroupés dans l’organisation terroriste OAS, avait encore frappé. Plusieurs attentats au plastic avaient visé les domiciles d’intellectuels favorables à la paix et à l’indépendance de l’Algérie. L’écrivain Vladimir Pozner fut grièvement blessé à la tête. Le 8, plusieurs partis de gauche et syndicats appelèrent la population à descendre le soir même dans la rue pour réagir contre les menées fascisantes et exiger la fin de la guerre coloniale. Malgré l’interdiction de toute manifestation, des dizaines de milliers de personnes s’étaient retrouvées dans le secteur Bastille-République et avaient formé plusieurs cortèges derrière des banderoles où l’on pouvait lire « OAS assassins ! Paix en Algérie ! » Je me trouvais dans cette foule, avec Denise H., qui ne dissimulait pas ses craintes, sachant qu’en cas de charge policière elle ne pourrait courir vite car l’un de ses genoux mal en point venait parfois à se bloquer. Je m’efforçais de la rassurer : après les heurts violents survenus en décembre lors d’une précédente manifestation, où plusieurs élus de municipalités de la banlieue, ceints de leur écharpe tricolore, avaient été également matraqués par les forces de l’ordre - ce qui avait même entraîné une protestation du principal syndicat de la police -, on pouvait légitimement penser que tout, cette fois, se passerait sans heurts. Nous marchions donc avec des milliers d’autres, l’ambiance était grave mais presque sereine, nous étions soulagés de nous retrouver si nombreux pour clamer notre indignation suscitée par les crimes de l’OAS, exiger du pouvoir l’arrestation et le châtiment des factieux et l’accélération des négociations avec le gouvernement provisoire de la République algérienne en vue d’un cessez-le-feu. Mais environ une centaine de mètres avant la station de métro Charonne, notre cortège s’est immobilisé. Quelque chose se passait un peu plus loin, sur le boulevard. Et soudain un mouvement de panique a gagné les rangs devant nous. J’ai dit à Denise de s’éloigner immédiatement par une petite rue transversale. Peu de temps après, les slogans avaient cessé, la foule refluait en débandade et, derrière elle, je vis les uniformes sombres progressant vers nous. Je n’entendais plus que des cris de douleur ou de rage et les chocs des matraques sur les corps. Je me suis engouffré dans une porte cochère et, quatre à quatre, j’ai gravi l’escalier de l’immeuble. Au sixième et dernier étage, nous étions quelques-uns réfugiés, retenant notre souffle, nous entendions en bas les cris des camarades hurlant sous les coups. Quelques heures plus tard, on apprit qu’on avait relevé huit morts et des dizaines de blessés au métro Charonne : les manifestants, refoulés dans l’escalier descendant vers les grilles fermées de la station, avaient été écrasés au cours de la bousculade ou grièvement blessés par les plaques métalliques encerclant le tronc des arbres que les brutes casquées, ivres de violence, avaient jetées sur eux. Le ministre de l’Intérieur apparut à la télévision pour dénoncer des « émeutiers communistes ». Quant au préfet de police directement responsable de ce sanglant épilogue d’une manifestation pacifique après avoir couvert l’assassinat de dizaines d’Algériens le 17 octobre de l’année précédente, son nom sera évoqué de nouveau quelques décennies plus tard à propos de son rôle pendant l’Occupation et la déportation des juifs. Il s’appelle Maurice Papon. Le 13 février, Paris enterra ses morts. Des centaines de milliers de personnes accompagnèrent les cercueils des victimes au cimetière du Père-Lachaise. Le cinéaste Chris Marker était là, avec sa caméra. Dans son film, le Joli Mai, projeté un an plus tard, on peut voir l’immense foule silencieuse sur la place de la République. Et, pour la première fois sans doute, on peut y entendre en plein midi le chant d’un merle. | |
| Geste du jour : "Je refuse les traitements chimiques." Les jardiniers amateurs seraient responsables pour 1/4 de la pollution des eaux de surface et nappes souterraines. N'attendons pas l'irréparable pour agir. Relevons le Défi pour la Terre à : <http://www.defipourlaterre.org/>
50% des Français mangent bio au moins une fois par mois. Si le nombre d'agriculteurs qui ont adopté des techniques d'agriculture biologique en 2009 est à la hausse, les sols agricoles bio ne représentent que 2,4% du total des surfaces agricoles : c'est loin des 6% à atteindre d'ici 2012 et des 20% exigés par le Grenelle d'ici 2020. Plus du quart de la population de l'Hexagone souhaite augmenter sa consommation de produits bio. Or, il faut compter trois ans pour qu'un agriculteur se convertisse au bio : ainsi, la France est obligée d'importer près du tiers de ses produits biologiques. Les rendements sont moins bons que ceux de l'agriculture classique, et peuvent diminuer de 30%. Un détail qui explique en partie le prix plus élevé des produits bio, un prix que les Français sont assez réticents à payer en pleine crise financière. | |
| Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer. Paul Géraldy |
| Il n'existe pas de meilleur miroir qu'un ami sincère. Thomas Fuller |