Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ma poésie, mes rêves, mes espérances

Publicité

13/02

 

Emmène-moi aux frontières de l’impossible,

Emmène-moi , prends-moi par la main

Pour ressentir un bonheur plus fort , indicible

Fais-moi vivre d’autres lendemains ...

©René Poète.

Le 13 Février, on fête les Béatrice
On fête aussi : les Baucis , les Baucis , les Béatrix , les Béatriz , les Catherine , les Done , les Donia , les Donna , les Donnis , les Dosithée , les Ermenilde , les Fulcran , les Fulcrand , les Fusque , les Gilbert , les Gilberta , les Gilberte , les Gimier , les Giordano , les Grégoire , les Jordan , les Jordana , les Jordane , les Jordane , les Jordann , les Jordanne , les Jordhan , les Jordi , les Jordy , les Lauriane , les Lésia , les Lésin , les Lézin , les Pollyeucte ainsi que les Polyeucte .

 

 

ça s'est passé un 13 février:

... 1895 : les frères Lumière déposent le brevet du cinématographe.

... 1913 : New York : l'Armory Show introduit pour la première fois l'art moderne en Amérique

... 2004 : La Française des jeux sort EuroMillions. Les joueurs peuvent parier depuis trois pays européen

13 Fevrier 1962

PARIS enterre ses morts


Le 8 fevrier 1962, au métro Charonne, Daniel FERRY, jeune communiste de DRANCY tombait à 16 ans avec 7 autres républicains, frappé à mort par la police de De Gaulle.
Quelques semaines plus tard, sur son lit d'hopital, une neuvième victime allongeait la liste des martyrs de cette soirée sanglante.
Ils s'appellaient: 
DANIEL FERRY
ANNE CLAUDE GODEAU
SUZANNE MARTORELL
JEAN-PIERRE BERNARD
FANNY DEWERPE
EDOUARD LEMARCHAND
RAYMOND WINTGENS
HIPPOLYTE PINAT
MAURICE POCHARD

Les responsables ont nom:
PAPON, préfet de police
FREY, ministre de l'intérieur.
ils sont restés en place, aux ordres de leur maître de Gaulle qui ne les a jamais désavoués.
En cet anniversaire des journées de février 1962 voici le dossier d'accusation:

C'en était de trop. depuis des semaines les plastiqueurs de l'OAS frappaient la nuit, des cityoens sans défense.
presque tous connus depuis longtemps de la police, les maniaques du meurtre et de l'incendie restaient impunis. Quand la petite DELPHINE RENARD  perdit pour toujours la vue,, la justice gaulliste n'avait toujours pas chatié aucune crapule de l'OAS. c'en était trop. Le 8 février, à l'appel de la CGT et de la CFTC de la région parisienne, de l'UNEF, des sections de Seine et Oise de la FEN et du SNI, des fédérations de Seine et Seine et Oise du PCF, du PSU, du mouvement de la JC, des JSU et du mouvement de la paix, plusieurs dizaines de milliers de Parisiens descendirent dans la rue, aux abords de la Bastille. C'était peu  en regard de la population. Mais c'était beaucoup, car en ces jours il fallait du courage pour aller les mains nues, crier dans la rue: "O.A.S. ASSASSINS" et ceux là qui n'osaient sortir de chez eux étaient de tout coeur avec ceux qui donnaient l'exemple. La haine policière s'abattit férocement sur ces hommes et ces femmes qui sauvaient l'honneur de la nation en même temps qu'ils défendaient la République.
Le soir, Roger FREY, sur les ondes , prétendit faire passer ses victimes pour des émeutiers. Le lendemain étaient saisis "L'HUMANITE", "LIBERATION" et les quotidiens communiiste de province. Pour cacher la vérité, pour masquer l'assassinat. Le 13à l'appel des organisations républicaines unies, 1 MILLION de travailleurs montaient au "PERE LACHAISE"

Des témoins racontent: Charonne, 8 fevrier 1962, 19h30. deux hommes, BOURET de la CFTC et TOLLET de la CGT, lisent à la foule un texte commun et l'appelle à se disperser dans le calme. La dispersion commence à l'heure exacte qui avait été annoncée par les organisateurs à la préfecture de police.
C'est- alors qu'éclate le drame... Une heure plus tard le ministre FREY taxera d'émeutiers ses victimes et annoncera contre eux l'ouverture d'une instruction judiciaire. Le temps a passé, l'instruction judiciaire n'a jamais eû lieu... Et pour cause..... (à suivre)

C’était le 8 février 1962, au métro Charonne  (Ou le crime de Maurice PAPON)

Par Alain Lance,

écrivain.

Il y a une vingtaine d’années peut-être, j’ai lu dans un journal qu’à l’occasion de travaux de rénovation effectués dans le métro parisien on avait décollé plusieurs couches d’affiches apposées depuis des décennies sur la paroi incurvée qui longe le quai de je ne sais plus quelle station. Sous les strates du temps, les années noires avaient refait surface : on vit réapparaître l’une de ces sinistres proclamations bilingues placardées au début des années quarante par les autorités nazies d’occupation, annonçant l’exécution d’otages. Représailles après une action de la Résistance. Aujourd’hui, c’est à une autre station de métro que je songe, plus de quarante ans après un massacre qui s’y déroula.

Dans le onzième arrondissement, la station Charonne, au carrefour de la rue de Charonne et du boulevard Voltaire, se trouve sur la ligne qui relie Mairie-de-Montreuil à Pont-de-Sèvres.

C’était le 8 février 1962. La veille, la vaine folie meurtrière des partisans de l’Algérie française, regroupés dans l’organisation terroriste OAS, avait encore frappé. Plusieurs attentats au plastic avaient visé les domiciles d’intellectuels favorables à la paix et à l’indépendance de l’Algérie. L’écrivain Vladimir Pozner fut grièvement blessé à la tête. Le 8, plusieurs partis de gauche et syndicats appelèrent la population à descendre le soir même dans la rue pour réagir contre les menées fascisantes et exiger la fin de la guerre coloniale. Malgré l’interdiction de toute manifestation, des dizaines de milliers de personnes s’étaient retrouvées dans le secteur Bastille-République et avaient formé plusieurs cortèges derrière des banderoles où l’on pouvait lire « OAS assassins ! Paix en Algérie ! »

Je me trouvais dans cette foule, avec Denise H., qui ne dissimulait pas ses craintes, sachant qu’en cas de charge policière elle ne pourrait courir vite car l’un de ses genoux mal en point venait parfois à se bloquer. Je m’efforçais de la rassurer : après les heurts violents survenus en décembre lors d’une précédente manifestation, où plusieurs élus de municipalités de la banlieue, ceints de leur écharpe tricolore, avaient été également matraqués par les forces de l’ordre - ce qui avait même entraîné une protestation du principal syndicat de la police -, on pouvait légitimement penser que tout, cette fois, se passerait sans heurts. Nous marchions donc avec des milliers d’autres, l’ambiance était grave mais presque sereine, nous étions soulagés de nous retrouver si nombreux pour clamer notre indignation suscitée par les crimes de l’OAS, exiger du pouvoir l’arrestation et le châtiment des factieux et l’accélération des négociations avec le gouvernement provisoire de la République algérienne en vue d’un cessez-le-feu. Mais environ une centaine de mètres avant la station de métro Charonne, notre cortège s’est immobilisé. Quelque chose se passait un peu plus loin, sur le boulevard. Et soudain un mouvement de panique a gagné les rangs devant nous. J’ai dit à Denise de s’éloigner immédiatement par une petite rue transversale. Peu de temps après, les slogans avaient cessé, la foule refluait en débandade et, derrière elle, je vis les uniformes sombres progressant vers nous. Je n’entendais plus que des cris de douleur ou de rage et les chocs des matraques sur les corps. Je me suis engouffré dans une porte cochère et, quatre à quatre, j’ai gravi l’escalier de l’immeuble. Au sixième et dernier étage, nous étions quelques-uns réfugiés, retenant notre souffle, nous entendions en bas les cris des camarades hurlant sous les coups.

Quelques heures plus tard, on apprit qu’on avait relevé huit morts et des dizaines de blessés au métro Charonne : les manifestants, refoulés dans l’escalier descendant vers les grilles fermées de la station, avaient été écrasés au cours de la bousculade ou grièvement blessés par les plaques métalliques encerclant le tronc des arbres que les brutes casquées, ivres de violence, avaient jetées sur eux. Le ministre de l’Intérieur apparut à la télévision pour dénoncer des « émeutiers communistes ». Quant au préfet de police directement responsable de ce sanglant épilogue d’une manifestation pacifique après avoir couvert l’assassinat de dizaines d’Algériens le 17 octobre de l’année précédente, son nom sera évoqué de nouveau quelques décennies plus tard à propos de son rôle pendant l’Occupation et la déportation des juifs. Il s’appelle Maurice Papon.

Le 13 février, Paris enterra ses morts. Des centaines de milliers de personnes accompagnèrent les cercueils des victimes au cimetière du Père-Lachaise. Le cinéaste Chris Marker était là, avec sa caméra. Dans son film, le Joli Mai, projeté un an plus tard, on peut voir l’immense foule silencieuse sur la place de la République. Et, pour la première fois sans doute, on peut y entendre en plein midi le chant d’un merle.

 
Geste du jour : "Je refuse les traitements chimiques." Les jardiniers amateurs seraient responsables pour 1/4 de la pollution des eaux de surface et nappes souterraines.
N'attendons pas l'irréparable pour agir. Relevons le Défi pour la Terre à : <http://www.defipourlaterre.org/>


Agriculture biologique

50% des Français mangent bio au moins une fois par mois. Si le nombre d'agriculteurs qui ont adopté des techniques d'agriculture biologique en 2009 est à la hausse, les sols agricoles bio ne représentent que 2,4% du total des surfaces agricoles : c'est loin des 6% à atteindre d'ici 2012 et des 20% exigés par le Grenelle d'ici 2020. Plus du quart de la population de l'Hexagone souhaite augmenter sa consommation de produits bio. Or, il faut compter trois ans pour qu'un agriculteur se convertisse au bio : ainsi, la France est obligée d'importer près du tiers de ses produits biologiques. Les rendements sont moins bons que ceux de l'agriculture classique, et peuvent diminuer de 30%. Un détail qui explique en partie le prix plus élevé des produits bio, un prix que les Français sont assez réticents à payer en pleine crise financière.

Il faut se ressembler un peu pour se comprendre,

mais il faut être un peu différent pour s'aimer.

Paul Géraldy

 

Il n'existe pas de meilleur miroir qu'un ami sincère.
 
Thomas Fuller

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
<br /> Comme tu as raison René de rendre hommage à la mémoire de ces pauvres victimes de la barbarie, de ces assassinats ignobles par ces brutes assoiffées de sang. Et qu'elle est belle cette phrase :"<br /> dans l'immense foule silencieuse, on peut entendre pour la première fois le chant d'un merle  en plein midi". N'oublions jamais ces sacrifices, que ces innocents vivent à jamais dans nos<br /> mémoires. 50 ans aujourd'hui, mais leur souvenir est toujours présent ! Merci de ce message, gros bisous amicaux. Danielle<br />
Répondre
R
<br /> <br /> merci Danielle, amicaux bisous<br /> <br /> <br /> <br />
M
MERCI MERCI.Pour moi, de lire de tel article au sujet du 8 février 1962 me fais continuer à espérer que l'on oubliera jamais ce qui a détruit et et meurtri des familles. Et la mienne également,Suzanne MARTORELL est ma grand-mère. Je vous en remercie et qu'un jour, j'espère, les coupables aussi nombreux qu'ils soient PAYENT.
Répondre
R
<br /> merci pour ce commentaire qui me fait très plaisir. Je ne peux ni ne veux oublier l'horreur de ces tragiques évènements parce que<br /> j'étais moi même de toutes les manifs contre l'OAS et que cela aurait pu m'arriver aussi. Alors je me fais un devoir de perpétuer la mémoire des camarades victimes de cette barbarie policière. les<br /> responsables paieront-ils un jour? J'en doute. pour ceux qui sont encore en vie, ils coulent des jours heureux sans être inquiétés le moins du monde.<br /> Amitiés sincères à vous. René Poète<br /> <br /> <br />
A
    Vos poèmes , vos photos et Ferrat ( mon chanteur préféré ) : quel ravissement comme j'aimerais recevoir de pareils poèmes d'amour .....c'est vraiment merveilleuxje ne peux rester insensible :des souvenirs surgissent et mes larmes coulentc'est très beau ( j'irai consulter votre blog régulièrement )bonne soiréeAnnie
Répondre
H
Je trouve très triste de voir le peu de commentaires sur un sujet aussi dramatique. Une période de l'histoire qui devrait cependant rester dans toutes les mémoires. L'homme oublie un peu trop vite les horreurs de la guerre...Merci pour la poèsie déposée sur mon blog ! Bises amicales. Harmonia.
Répondre
R
heureusement que nous sommes là pour nous souvenir mais que deviendront nos souvenirs quand nous ne seront plus là? bien amicalement à toi.
D
Merci René de nous permettre de ne jamais oublier la barbarie du Métro Charonne, le sacrifice de ces courageux manifestants qui ont donné leur vie pour sauver l'avenir des plus jeunes, il faut respecter la mémoire de nos ainés et se souvenir que la barbarie existe encore, prête à ressurgir à tout instant. Plus jamais ça. Bises à toi. Danielle
Répondre
R
Merci Danielle, je suis très heureux de ta réaction . j'aimerais aussi que beaucoup de monde prenne part et réagisse à de telle atrocités commises par la police de cette époque Gaullienne.