Ma poésie, mes rêves, mes espérances
Photo ©rené Poète. tous droits réservés
Ce n’est pas la gloire qui fait l’homme
Quelque soit la façon dont on le nomme,
Ce n’est pas la gloire qui fait l’homme !...
Quand il est blessé en son cœur,
Il en souffre et aspire au bonheur...
Quand il croit que sa vie devient belle,
Il ne parvient qu’à l’enlaidir de plus belle.
Quand son amour propre est blessé
Il arrive que de tout , il finisse par être lassé
Quand son esprit se croit protégé d’une armure
Il devient vulnérable à toutes blessures.
Quand il croit pouvoir planter ses racines,
Il s’aperçoit que c’est dans un champ de ruines.
Quand il croit pouvoir se jouer de l’adversité,
Il se retrouve frustré de sa liberté.
Quelque soit sa façon d’agir ou de penser,
Peut-il s’attendre à en obtenir les lauriers ?
Quand il croit pouvoir refaire le monde,
Tout lui paraît soudain immonde.
Quand il croit un jour en la justice,
Elle ne lui paraît alors qu’immondice
Il se croit toujours solide comme l’airain
Et l’adversité lui casse alors les reins!...
Immense colosse aux pieds fragiles,
Dans la tourmente il titube, mal agile.
Faut-il y voir d’heureux présages ?
Parviendra-t-il un jour à devenir sage ?
Il n’est que poussière dans l’infini de l’espace
Et ne sait se comporter que tel un rapace;
Il ne sera jamais qu’un loup pour l’homme,
Quelque soit la façon dont on le nomme;
Toujours prêt à quelques bassesses,
Jamais enclin à prodiguer ses largesses...
Toujours en butte à quelques inimitiés,
Il ignore trop ce sentiment qu’on appelle : Amitié...
Il ignore de même ce qu’est la camaraderie
Et son mot d’ordre semble être la félonie.
Quelque soit le rêve qu’il entretient,
Jamais rien il ne saisit, rien il ne retient;
Quand enfin il croit atteindre la félicité,
Il se réveille dans un monde d’absurdité...
Et c’est parce qu’il est en plein délire
Qu’ailleurs je me réfugie auprès de ma lyre;
Il est tel le coq qui chante de bon matin,
IL marche dans la boue, il se croit malin.
Il a toujours choisi et chéri ses emblèmes
Parce qu’il ne subsiste que par ce qu’il aime!...
Et quand enfin l’Amour il croit tenir ,
C’est l’Amour qui l’asservit pour mieux l’anéantir !...
©René Poète. ,Semur en Auxois, 1er Février 1997