Ma poésie, mes rêves, mes espérances
JE VOUDRAIS QUE L’ON ME LAISSE VIVRE
Je voudrais que l’on me laisse vivre Avec mes enfants à mes côtés Dans cette extase où je m’enivre De ces douces et mystérieuses clartés. Mon travail est loin d’être terminé Et avant d’être complètement banni J’envisage avec persistance ma destinée Je m’aperçois que je n’ai pas fini . Nature comment pouvais-tu croire Que je puisse préférer sous les cieux L’effrayant rayon de ta gloire Aux douces lueurs de leurs yeux ? J’aurais dû comprendre tes lois moroses Et qu’au même esprit enchanté Tu ne donnes jamais ces choses : Le bonheur, la joie et la vérité... J’ai pris ce qui dans mon cœur était le plus tendre Pour te le donner en offrande, te le tendre J’ai passé le plus clair de mon temps à attendre A rêver, et à méditer sur ce à quoi je devais tendre. Il ne me reste que le malheur des plaies mal pansées Celles du cœur qui saigne, celles de la pensée Celles de l’être qui toute sa vie s’est dépensé A espérer l’embellie d’une destinée repensée... ©René P. ( poete21*tiscali.fr )Semur en Auxois, 31 août 1995