Ma poésie, mes rêves, mes espérances
" Être Avant De Faire "
Prenez le temps de lire ce texte ,il porte vraiment à réfléchir ...
Un ancien banquier devenu thérapeute propose d'apprendre de nos inconforts ...
On en rêve , on court après et toute notre vie on ambitionne de mettre la main dessus pour de bon . Mais le bonheur peut-il vraiment être ce nirvana, cet état de grâce permanent dans lequel on entre pour ne plus jamais en sortir ?
Surtout pas prévient Thomas d'Ansembourg, auteur de Être heureux, , ce n'est pas nécessairement confortable, publié aux édition de l'homme. D'abord , il faut reconnaître que les moments de bonheur vont toujours alterner avec les moments plus triste, le désarrois avec la confiance, les périodes de souffrance avec les instants lumineux . Cette alternance, c'est l'essence même de la vie.
S' il faut savoir tirer des éléments positifs de chaque passage de la vie, il faut surtout se rappeler que le bonheur ne nous tombera pas dessus tout seul. On doit y travailler chaque jour : " Si je pouvais choisir une image que le lecteur retiendrait de mon livre , ce serait celle du jardinage. La recherche active de bonheur s'en rapproche beaucoup. Pour avoir des fruits et des légumes, je devrais travailler, planter,enlever les mauvaises herbes et surtout, je devrais me montrer patient . Il faut attendre le fruit ou la fleur qui va venir. Or , dans nos sociétés de consommation, on n'est pas habitués d'attendre . Avec de l'argent on s'imagine pouvoir tout obtenir et tout de suite . Mais l'amitié, le bonheur, ça ne s'achète pas. On doit y travailler, y mettre le temps. "
La vie , ça signifie aussi faire des choix parfois déchirants. M. Ansembourg en sait quelque chose. Un jour, il a réalisé que son métier d'avocat et de juriste pour une grande banque américaine , fort bien rémunéré et tout à fait respectable , ne le satisfaisait pas pleinement. D'une passion pour les jeunes de la rue qui bouffait tout son temps libre et d'un talent inné pour l'écoute, pour laquelle il a choisi de se fermer plus avant, il a fait son véritable travail : Thérapeute spécialisé en communication non violente, assumant les conséquences financières inévitables.
Pendant des années, il a dû vivre avec une baisse de salaire substantielle et l'insécurité qui l'accompagnait, sans compter les remarques de son entourages, tout, ce ne furent pas là les principaux obstacles à son nouveau choix de vie. " La principale embûche a été de me faire confiance, de faire confiance à mon intuition et à ce que je suis vraiment. "
Pour amener une conclusion souhaitable à ces périodes de turbulences personnelle, il faut savoir prendre le temps de nous écouter à travers nos inconforts au lieu de chercher à retrouver notre zone de confort. " Entrer dans la peur n'est pas agréable, admet l'auteur. C'est cependant la seule façon de s'en sortir . Le bien-être espéré passe par là. " Pour cela, il faut cesser un peu de FAIRE , éternelle course au rendement mesurés à l'aulne des réalisations et de l'activité incessante pour apprendre enfin à ÊTRE tout bonnement. Ce faisant, nous apprendrons à faire les choses par élan d'amour plutôt que par devoir, par joie de donner plutôt que par peur de perdre, par goût de contribuer plutôt que dans la crainte du rejet...
Les moments de joie, il faut aussi apprendre à les vivre pleinement en évitant de plonger dans les pièges de notre éducations qui nous murmure trop souvent des messages rabat-joie du genre : Ne te réjouis pas trop, il y a encore beaucoup à faire" ou " comment peux-tu être heureux quand il y a tant de malheurs dans le monde ? " Comme le psychanalyste québécois Guy Corneau, un de ses maîtres à penser, M. Ansembourg croit fermement que " le bonheur est un stress à gérer comme les autres. "
Pour cela, il faut éviter certains pièges comme les préjugés ou la pensée binaire du genre : " Pour prendre soin des autres , il faut se couper de soi. "
Va pour le bonheur ! À l'inverse, il faut savoir aussi vivre les conflits pour se qu'ils sont, c'est- à -dire des occasions de discussion , de remise en question. " Le conflit n'est pas un accident de la vie, c'est un de ses ingrédients, dit l'auteur .
Le conflits signalent fréquemment une évolution nécessaire, un changement à accueillir . " Qu'il s'agisse d'un couple, d'une relation parent -enfant ou même d'une relation tendue entre des populations , la dynamique est la même. " On peut toujours aller plus loin dans l'écoute non violente en se maintenant sur un pied de paix , assure M. d'Ansembourg . Il faut en arriver à se comprendre sans se contraindre , trouver des terrains d'entente. Le conflit, qu'il faut apprendre à vivre comme un désaccord et non comme une attaque, indique que l'évolution est devenue nécessaire pour que les deux partenaires puissent s'accorder ; il mérite non pas du rejet ou le déni, mais toute l'attention de chacun. On voudrait faire disparaître le terrorisme, il nous fait peur, mais en même temps, dans notre vie quotidienne, nous demeurons des combattants ... "
Dans la vie privée comme dans la politique, il souhaite proposer cette nouvelle maxime : " Si tu veux la paix, prépare- la !"