Ma poésie, mes rêves, mes espérances
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Photo ©René Poète |
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Comment s’avouer que l’on s’aime encore
"Amour, que t'ay-je fait? Dy moy quel est mon crime? D'où vient que je te sers tous les jours de victime? Qui t'oblige à m'offrir encor de nouveaux fers? N'es-tu point satisfait des maux que j'ay soufferts?" Jean de La Fontaine (Elégie)
Comment vivre plus vite que les autres, Tout en obéissant à notre nature ? Comment vivre les rêves que sont les nôtres Et ainsi prendre pieds dans le futur ? -
Est-ce encore l’aventure qui nous tente ? Quand on se réveille un jour sans armes ? Comment briller comme l’étoile filante Quand on se retrouve comme douleur, sans larmes ? -
Comment chercher après quoi on court Quand nous vivons chacun dans notre prison Et que nous nous trouvons privés d’amour ? Quand notre vie se passe ainsi, que les saisons. -
Puisque sur cette terre jamais rien ne dure, Pas la moindre parcelle de joie ou de bonheur. Rien que des désillusions, et les peines que l’on endure… Alors pourquoi s’infliger tant de blessures au cœur ? -
Il est bien des combats dont on se fout Dont on ne garde en nous que les blessures Qui nous donne une fatigue, un profond dégoût, Dont il ne reste que la boue, les éclaboussures. -
Pour rester seul dans cette inégale bataille Qui nous laisse un mauvais goût de poussière Avec son cortège de malheurs dont notre vie s’émaille Comme autant d’embûches et de fondrières. -
Bien plus que tous les mots qu’on s’avoue, Plus qu’une histoire, nous voyons tout en noir. Il en reste souvent une amertume en nous Qui nous fait balancer entre Amour et désespoir. -
Il y a des colères qui nous poursuivent partout Et des grands silences qui en disent beaucoup. Il y a des petits riens qui nous changent tout Et des questions qui ne tiennent pas debout. -
Il est plus que les sept merveilles du monde Mais un jour on se réveille, un étrange matin Pour quelque chose d’éternel qui vit à chaque seconde Et qui nous fait aller ou trop vite ou trop loin. -
Il est des souvenirs, souvent si tenaces Et de grands sentiments parfois si intenses Qu’il y a bien des dangers qui les menaces Et nous provoquent des chagrins immenses. -
Mais bien au dessus du niveau des maux, Comment prendre notre courage à bras-le-corps ? Bien au dessus du niveau de tous les mots, Comment s’avouer, se dire enfin, que l’on s’aime encore ? -
©René Poète
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