Ma poésie, mes rêves, mes espérances
Je pense encore à toi ...
J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends.
Guillaume Apollinaire ( l’adieu)
Quand le cauchemar s’intensifie
Que la vie sans toi devient un défi
Quand j’ai du mal à garder courage
Que je t’appelle, que j’enrage
Quand sans toi ma vie devient factice
Que le noir envahit mon cœur, subreptice
Quand sans cesse ton image m’obsède
Et qu’au désarroi soudain je cède
Quand un flot de souvenirs m’assaillent
Me déchire le cœur tel une dague qui saille
Quand je fonds dans un flot de larmes
Et qu’un vide profond me désarme
Quand la vie m’est désormais mascarade
Alors que pour toi mon cœur battait chamade
Quand tout me paraît sordide et dérisoire
Parce que vivre me semble si provisoire
Parce que le meilleur n’as pas été vécu
Que je me sens par le destin vaincu
Quand je croyais en toi dur comme fer
Et que le bonheur restait à faire
C’est toujours avec le même émoi
Que je te sens encore si près de moi
Même si je cherche dans les cieux
L’étonnante clarté de tes yeux
Espérant encore voir ton ombre
Je te cherche dans la pénombre
Dans la profondeur de mes rêves
Je te cherche encore sans trêve
Dans chacun des recoins de la maison
Je te recherche encore avec déraison
Et quand le petit jour enfin se lève
Tu marches encore dans mes rêves
Je pense encore à toi, je t’aime ...
©René P., Semur en Auxois 17Décembre 1998
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